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"Steve Jobs" en visionnaire tyrannique : la preuve par trois...

Pour la seconde fois, un film consacré à Steve Jobs sort sur les écrans. Il y a deux ans, dans "Jobs", c'est Ashton Kutsher qui prêtait ses traits au créateur d'Apple. Cette fois, c'est au tour de Michael Fassbender d'endosser son costume, dans un film signé Danny Boyle, "Steve Jobs", beaucoup moins conventionnel que le précédent.

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Radio France

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(Michael Fassbender joue le rôle de Steve Jobs © Universal Pictures)

Avec "Steve Jobs",  Danny Boyle casse les codes de la biographie traditionnelle et de la narration linéaire. Il propose un drame en trois actes, trois moments clés de la carrière de Steve Jobs, trois journées de lancement de nouveaux produits.

Par trois fois, le cinéaste nous embarque dans les coulisses de ces présentations au public, spectaculaires et surchauffées, sur les pas d'un créateur adulé mais aussi d'un patron tyrannique et d'un père absent. Le film est fait de joutes verbales, de colères homériques er d'explications houleuses. Et c'est haletant,  parce que les dialogues sont nerveux, brillants , vifs. Il faut dire que le scénario est signé Aaron Sorkin à qui l'on doit entre autres les scénarios de "The social network" ou de la série "The newsroom".

Et de ces échanges en coulisses émerge un personnage à la fois monstrueux et génial,  capable de faire dialoguer le monde entier et incapable de communiquer avec ses proches. Les obsessionnels ont souvent fait de beaux héros de cinéma :la  preuve par trois avec ce film! Trois actes pour un portrait qui évite la complaisance et qui, avec la révolution numérique en toile de fond, est avant le tout le portrait virtuose d'un homme que Danny Boyle qualifie de monstre magnifique et que Michael Fassbender incarne avec une fièvre qui lui vaut d'être nommé à l'oscar du meilleur acteur.

 

(Michael Fassbender joue le rôle de Steve Jobs © Universal Pictures)