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Envoyé spatial. Un Nouvel an en apesanteur

Parti de Terre le 17 décembre dernier, notre envoyé spatial à bord de l'ISS, Thomas Pesquet, s'apprête à fêter son premier réveillon du nouvel an dans l'espace. Un passage en 2017 à 400 km de la planète.

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franceinfoJulien MochCécile MimautRadio France

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L’artiste du désert a encore frappé : graffitis de nuages blancs sur dunes orangées dans le Sahara, le 27 décembre 2016.
L’artiste du désert a encore frappé : graffitis de nuages blancs sur dunes orangées dans le Sahara, le 27 décembre 2016. (THOMAS PESQUET)

L'équipage de la station spatiale internationale s'apprête à passer en 2017 à 400 km au-dessus de nos têtes. L'astronaute Thomas Pesquet appellera ses proches pour l'occasion, après un repas de réveillon avec l'équipage. C'est d'ailleurs lui qui est chargé du menu. Il a emmené à bord quelques petits plats des grands chefs Thierry Marx et Alain Ducasse. Et pour la digestion, peut-être que l'équipage s'autorisera quelques pas de danse en apesanteur sur la playlist de "DJ Pesquet" qu'il alimente chaque semaine sur Deezer, depuis l'espace.

Un rêve qui se réalise

L'aventure débute le 17 novembre pour l'astronaute français. A Baikonour, dans les steppes du Kazaksthan, Thomas Pesquet prend place à bord de Soyouz, avec l'Américaine Peggy Whitson et le russe Oleg Novitsky. Dans leur dos, cinq moteurs d'une puissance de 20 millions de chevaux les emportent vers l'espace.

Après un décollage parfait et 48 heures de vol dans une capsule pas plus grande qu'une Twingo, ils rejoignent l'ISS et son équipage déjà sur place, composé de l'Américain Shane Kimbroughet et des Russes Sergueï Ryjikov et Andreï Borissenko. Pas de mal de l'espace pour l'astronaute français qui donne sa première visioconférence de presse quelques jours plus tard, le 23 novembre.

Thomas Pesquet, très à l'aise en apesanteur face caméra, réalise un rêve de gosse avec cette mission Proxima. Et il a beau s'y préparer depuis sept ans, son arrivée dans l'ISS, à bord de Soyouz, a quelque chose d'irréel. "C'est un film de science fiction. Quand on voit l'Etoile noire dans la Guerre des étoiles, c'est exactement ça" explique Thomas Pesquet.  "C'est une espèce d'immense structure qui tourne autour de la Terre. Elle était invisible pendant très longtemps pour nous et puis on l'a vu se dessiner. On s'est rapproché de plus en plus dans notre tout petit Soyouz et on s'est rendu compte au final à quel point elle est immense ! Quand on s'est accroché à ça, on s'est senti tout petit et moi je me suis dis : 'Ca y est, on arrive dans une base spatiale' !" raconte l'astronaute, devenu envoyé spatial de franceinfo dans l'espace.

Six mois de recherches et d'aventure spatiale à partager

Mais à la différence de Luke Skywalker dans la saga Star Wars, Thomas Pesquet n'a pas de sabre laser dans son paquetage. L'astronaute français a une mission très sérieuse à bord de l'ISS. Pendant six mois, il y mènera des expériences scientifiques. Il sert, par exemple, de cobaye pour tester les effets de l'apesanteur sur les muscles, les os ou encore sur le cerveau. Les résultats pourront ensuite être appliqués sur Terre en recherche neurologique pour des personnes polytraumatisées. Le système immunologique des astronautes est également étudié de près, ce qui pourra servir ensuite à faire des vaccins à partir de souches de virus moins agressives. La recherche technologique et la physique fondamentale sont également au programme.

Dans ces journées chargées qui commencent à 6h chaque matin, Thomas Pesquet trouve quand même le temps d'envoyer ses chroniques à franceinfo mais aussi de sortir l'appareil photo. L'astronaute français poste régulièrement ses clichés sur les réseauu sociaux. Sommets alpins enneigés, déserts africains, villes illuminées... Une redécouverte des beautés terrestres qu'il a aussi à coeur de nous faire partager. Thomas Pesquet qui, sur franceinfo, nous souhaite de "joyeuses fêtes de fin d'année de la part de tout l'équipage de l'expédition 50".

L’artiste du désert a encore frappé : graffitis de nuages blancs sur dunes orangées dans le Sahara, le 27 décembre 2016.
L’artiste du désert a encore frappé : graffitis de nuages blancs sur dunes orangées dans le Sahara, le 27 décembre 2016. (THOMAS PESQUET)