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Envoyé spatial. Nouveau rendez-vous de Thomas Pesquet avec le cosmos

Comme chaque samedi, l’astronaute français Thomas Pesquet, en mission pendant six mois sur la station spatiale internationale, nous fait partager son quotidien. Il se prépare aujourd’hui à effectuer une troisième sortie en scaphandre.

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Edité par Cécile MimautfranceinfoJulien MochRadio France

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Thomas Pesquet lors de sa deuxième sortie dans l\'espace, le 24 mars 2017. 
Thomas Pesquet lors de sa deuxième sortie dans l'espace, le 24 mars 2017.  (Crédit ESA / THOMAS PESQUET)

L’astronaute français Thomas Pesquet, en mission pendant six mois sur la station spatiale internationale (ISS), se prépare à effectuer une troisième sortie en scaphandre. Si tout va bien, cette sortie extravéhiculaire devrait intervenir dans les prochains jours. Thomas Pesquet doit faire équipe avec l'Américaine Peggy Whitson, recordwoman du nombre de sorties spatiales. Mais le Français évite de s’emballer. "Tout change très vite dans le spatial. Il peut y avoir des problèmes techniques, des retards, des annulations de lancement…  Les sorties sont souvent liées à un véhicule qui arrive, qui nous amène de l’équipement. Donc si ce véhicule est en retard, a un problème, la sortie peut être annulée ou tomber dans la mission d’après pour les gars qui vont nous suivre. Donc moi j’essaie de ne pas trop m’enthousiasmer", explique Thomas Pesquet. 

Quand on me dit que je fais une sortie extravéhiculaire, je réponds : 'Oui, oui, ben on verra bien', alors que certains sautent au plafond. Mais je pense que c’est la meilleure recette pour ne pas être déçu

Thomas Pesquet

à franceinfo

Une chance "incroyable"

D'autant que le Français a déjà eu ce privilège deux fois depuis le début de son séjour dans l'ISS. La dernière, c'était le 24 mars, pour des travaux de maintenance. Et il n'en garde pas le même souvenir que son baptême de l'espace. "La première sortie c’était beaucoup de sensations. J’ai eu du mal à imprimer vraiment ce qu’il se passait parce qu’il y avait beaucoup d’adrénaline, parce que c’était l’aboutissement d’un rêve, que j’étais vraiment extrêmement concentré pour essayer de tout faire bien, pour ne pas faire une seule erreur parce que c’est vraiment une chance incroyable", raconte Thomas Pesquet.

Il y a des gens qui sont astronautes pendant 30 ans et qui ne font pas une seule sortie. Moi, j’ai eu la chance d’en faire déjà deux dans ma première mission

Thomas Pesquet

à franceinfo

"La deuxième j’étais peut-être un peu plus relax, pas désinvolte du tout mais j’imprimais plus ce qu’il se passait autour de moi. C’était essentiellement à deux endroits pendant six heures de sortie. C’était assez statique mais pendant la deuxième moitié, j’étais perché sur une plateforme tout en haut de la station avec sous mes pieds la terre qui défilait… C’était la meilleure vue du monde", se souvient l’astronaute français. Thomas Pesquet doit sûrement penser dans ces moment-là qu'il a trouvé ce qu'il cherchait, comme le chantent Lilly Wood and the Prick. Leur titre Hey It's OK [Cause I've found what I wanted] est d’ailleurs l’un des morceaux de la playlist de notre envoyé spatial.

Thomas Pesquet lors de sa deuxième sortie dans l\'espace, le 24 mars 2017. 
Thomas Pesquet lors de sa deuxième sortie dans l'espace, le 24 mars 2017.  (Crédit ESA / THOMAS PESQUET)