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En route vers Paris 2024. Changer de regard sur le handicap

En septembre 2017, on connaîtra le pays qui organisera les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2024. Le mouvement paralympique profite ces dernières années d’un engouement grandissant. Le comité parisien espère, avec cette candidature, continuer à faire évoluer la perception du handicap.

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Cécilia BerderfranceinfoRadio France

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Maxime Valet, escrimeur au TUC et membre de l\'équipe de France d\'escrime handisport (décembre 2015).
Maxime Valet, escrimeur au TUC et membre de l'équipe de France d'escrime handisport (décembre 2015). (MAXPPP)

Le comité Paris 2024 veut faire des Jeux Paralympiques une magnifique occasion de changer le regard des gens face au handicap. Si la capitale obtient en septembre l’organisation des Jeux, la ville aura ainsi sept années pour réussir cette campagne de sensibilisation.

La première étape de son plan d’action sera de travailler en étroite collaboration avec les diffuseurs et les médias. L’objectif réside à mieux connaitre les athlètes de l’équipe de France paralympique et le handisport en général. Elément essentiel pour créer de l’enthousiasme.

Une société où tout le monde a sa place

Son second plan d’actions visera à attiser la curiosité du public en organisant des événements exceptionnels autour de la marque paralympique : des événements comme un compte à rebours surprise pour lancer la billetterie des Jeux Paralympiques ou un parcours unique de la flamme olympique qui démontrera cette volonté de créer une société où tout le monde à sa place.

Pour l’instant, le comité est encore à l’étape de la création d’idées. Ce qui est concret c’est le budget : 17 millions d’euros seront dédiés à la promotion des Jeux Paralympiques.

Le comité peut déjà s’appuyer sur le soutien des athlètes paralympiques français. Ils apportent leur expertise sur la candidature et sont une source d’inspiration infinie. On pense notamment aux chefs de file Amélie Le Fur, triple championne paralympique ou le tennisman Michael Jéremiaz, porte-drapeau de Rio qui nous ont fait rêver durant l’édition brésilienne.

 

Tout part d'une course dans un hôpital

Les débuts du mouvement handisport remontent à 1948, dans un hôpital anglais, lorsqu’un neurochirurgien décide d’organiser une compétition sportive en fauteuil roulant pour les vétérans de la Seconde Guerre mondiale. Il faudra attendre 1960 pour assister aux premiers Jeux Paralympiques à Rome.

Les succès des éditions de Londres en 2012 et de Rio en 2016 démontrent les progrès considérables. Le mouvement paralympique inspire le grand public et attire de nouveaux partenaires commerciaux.

L’audience de Rio le prouve: 13,6 millions de téléspectateurs, soit 1/3 de l’audience des Jeux Olympiques. Pour le diffuseur, FranceTV, son nombre de vues sur les sites, les applications et les réseaux sociaux ont été multiplié par 40 par rapport aux Jeux paralympiques de Londres.

Capitaliser cet engouement

En ce qui concerne l’avenir, le comité parisien veut capitaliser cet engouement durant les Jeux 2018, 2020 et 2022.

Notre regard sur le handicap a évolué grâce à la magie du monde paralympique. Les athlètes, à travers leur prouesse, ont apporté une nouvelle donne et une source d’enthousiasme et de ténacité unique pour la société.

Mais il reste encore de nombreux obstacles. L’autre grand enjeu de la candidature tricolore sera de développer des infrastructures aux capacités d’accueil irréprochables dans le but de développer la pratique pour tous.

Maxime Valet, escrimeur au TUC et membre de l\'équipe de France d\'escrime handisport (décembre 2015).
Maxime Valet, escrimeur au TUC et membre de l'équipe de France d'escrime handisport (décembre 2015). (MAXPPP)