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Le Canada s’engage pour préserver la plus grande forêt du monde

Il sera bientôt Impossible d’abattre des arbres et de construire des routes dans 85% de la forêt tempérée humide de Colombie britannique, sur la côte ouest du Canada. Les autorités, les écologistes et les industriels ont signé il y a quelques jours un accord historique pour préserver les ressources de cette forêt unique au monde.

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Radio France

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(Forêt au Quebec © Maxppp)

Les négociations ont débuté dans les années 90 : elles viennent seulement d’aboutir. Mais l’entente entre les écologistes, les nations autochtones, le gouvernement de Colombie britannique et les industriels risque de faire date : bientôt, il ne sera plus possible de toucher la moindre feuille de ce qui constitue le plus grand ensemble de forêts tempérées et humides du monde. L’exploitation minière et forestière sera désormais cantonnée à 15% de la surface totale de cette forêt, située sur la côte ouest du Canada, et dont la superficie représente environ celle de la Belgique. Tout le reste sera préservé : la forêt pluviale du grand ours, où poussent des cèdres vieux de plusieurs centaines d’années, et où vivent les ours, les renards, les saumons, sera désormais épargnée de toute activité humaine. Cela devrait permettre d’assurer la survie des écosystèmes les plus rares et les plus fragiles.

Un accord qui pourrait faire des émules

L’homme est loin d’être perdant dans cette affaire. Préserver un territoire si veste permet de mieux réguler la pollution : celle des rivières ou la pollution carbonique. L’entente sera ratifiée au printemps prochain par le gouvernement de Colombie britannique, même s’il reste quelques divergences. La question de la chasse aux grizzlys n’a pas été totalement réglée. Certains chasseurs continuent de se voir attribuer des licences pour abattre cet animal au comportement très agressif dans son milieu, des permis lucratifs qui peuvent rapporter près de 20.000 euros. Mais malgré cet obstacle, les défenseurs de l’environnement espèrent voir ce type d’accord se multiplier, en commençant par la forêt boréale du Canada, mais pourquoi pas au-delà des frontières du pays. La forêt amazonienne, par exemple, aurait bien besoin elle aussi d’être préservée de l’activité humaine.

(Forêt au Quebec © Maxppp)