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En direct du monde. Comment l'Algérie voit la présidentielle française

L'élection présidentielle française intéresse aussi les pays étrangers. En Algérie, certains thèmes de la campagne trouvent une résonance particulière.

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franceinfoLeïla BerattoAlexis MorelRadio France

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Le président François Hollande à Alger avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 20 décembre 2012.
Le président François Hollande à Alger avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 20 décembre 2012. (MAXPPP)

Depuis l’élection de François Hollande, Alger et Paris ont intensifié leurs relations. Des relations que les diplomaties des deux pays qualifient d’excellentes, ce qui contraste avec le mandat de Nicolas Sarkozy. Cette élection présidentielle est donc suivie avec beaucoup d’attention en Algérie.

En Algérie, l’actualité française de manière générale est souvent à la une des pages internationales. Mais depuis 2012, les relations avec Paris se sont réchauffées, François Hollande a effectué deux visites dans le pays, la France reste le premier investisseur étranger en Algérie et exporte près de sept milliards d’euros de marchandises dans le pays.

L’enjeu premier reste celui de la circulation des personnes : les questions de visas, de résidences, de nationalités. Les médias s’intéressent aux déclarations des candidats, aux meetings, mais donnent aussi la parole à ces français d’origine algérienne investis dans la campagne électorale. Ici, ce sur quoi tout le monde s’accorde, c’est le scénario inédit qui se présente, avec une gauche éparpillée et une droite divisée.

Le thème de la laïcité regardé de près

Le nombre important d’Algériens qui vivent en France ou de Français d’origine algérienne fait que tous les thèmes sont importants, puisque rares sont les familles qui n’ont pas un proche qui sera concerné par les conséquences de cette élection présidentielle. Mais, de manière générale, évidemment, les questions liées à ce que les candidats appellent la laïcité, les questions liées au terrorisme et, aussi, à la circulation des étrangers sont très commentées, tout comme ce qui touche à l’histoire entre les deux pays, à la guerre d’indépendance algérienne. Pour les autorités, les questions de politique étrangère et notamment la gestion de crise, comme celle du Mali et de la Libye, sont importantes.

Les candidats de gauche particulièrement scrutés

La société et les autorités ont de manière générale une préférence pour les candidats de gauche. Mais aucune déclaration officielle n’a été faite par Alger à propos de cette élection présidentielle. Emmanuel Macron est le seul candidat qui a été officiellement reçu ici. Le président Abdelaziz Bouteflika voulait même initialement le recevoir. Le candidat d'En Marche a organisé une réunion publique dans la capitale et a fait parler de lui en déclarant à une télévision privée algérienne que la colonisation était un crime contre l’humanité.

Mais une chose est certaine, quel que soit le président, cela va dessiner de nouveaux échanges humains, commerciaux, politiques, sécuritaires entre les deux pays, liés par le passé.. et par les enjeux internationaux d’auojourd’hui.

Le président François Hollande à Alger avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 20 décembre 2012.
Le président François Hollande à Alger avec le président algérien Abdelaziz Bouteflika, le 20 décembre 2012. (MAXPPP)