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C'était comment ? De Francois Asselineau à... Hugues Capet

Il a obtenu 524 parrainages. François Asselineau, 59 ans, inconnu du grand public, président de l’Union populaire républicaine, est candidat à l’élection présidentielle. Il a donné une conférence de presse. Nathalie Bourrus y était.

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François Asselineau, candidat à l\'élection présidentielle, le 10 mars 2017.
François Asselineau, candidat à l'élection présidentielle, le 10 mars 2017. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)

C’était… un grand bond en arrière.

Disons que remonter systématiquement en l’an 1000, voire plus loin, ce n’est pas si facile à suivre. Face à un parterre de journalistes, François Asselineau va nous projeter, durant une heure trente, loiiiiiin de nos préoccupations actuelles et autre fillonnades.

"Souvenez-vous, lance-t-il, le plus sérieux du monde… Hugues Capet est monté sur le trône en 987. Il avait été préféré aux Carolingiens, pour ne pas être le vassal du saint empereur de Germanie." Hugues Capet, dit Hugues 1er, fut roi , en effet, et dessina une nouvelle France. François Asselineau s’y voit déjà. Et pour que nous aussi, on l’y voie (ça va être plus dur…), il va en 15 points décliner ce qu’il appelle un bon chef d’Etat.

D'Hugues Capet à Henri IV, il y a du chemin

"Un bon chef d’état ne doit jamais. Ne jamais… semer la discorde entre Français. Henri IV, rappelez-vous, est devenu l’un des plus populaires, il a su transcender les clivages." Mine de rien, on a avancé dans l’histoire… On est passé de de Hugues Capet à Henri IV devenu roi de France en 1589… on a encore du chemin, mais on avance…

"Il faut, nous dit-il, connaître l’histoire de France ! Au XIIIe siècle (ça y est, c’est reparti pour un tour d’Encyclopædia Universalis), Louis IX rendait la justice sous son chêne… Mais il faisait venir qui ? Un paysan et un savant." D’ailleurs, François Asselineau a retenu la leçon. Pour obtenir ses parrainages, il a parfaitement su ratisser nos campagnes, est allé vers elles, racontant à l’envi qu’il faut absolument quitter l’Union européenne et l’Otan.

"Louis IX (Non, on n'en avait pas fini avec lui) a créé l’hôpital public. Et c’est une HONTE de vouloir démanteler la sécurité sociale ! Une HONTE ! Nous inscrirons donc, dans la Constitution, le principe de la sécurité sociale, et des grands services publics." Derrière son pupitre, dans ce salon d’un appartement bourgeois à deux pas de la place Charles-de-Gaulle-Etoile, François Asselineau transpire, mais il ne s’arrête pas pour autant.

En 1526, déjà...

"À propos de services publics : nous déprivatiserons TF1." Rien que ça. Je sens des rires, autour de moi. Il continue : "Car cette chaîne a été privatisée en fonction d’un cahier des charges qui n’a jamais été rempli." Bien, bien, bien. "Ce sera pareil pour EDF, ou les autoroutes."

Il passe direct à l’international. Outre la sortie de l’Union européenne (son fond de commerce), François Asselineau veut sortir des guerres illégales au Moyen-Orient. "Sachez qu’en 1526 (Ah ! on y revient), François Ier avait choisi de desserrer l’étau, et avait fait alliance avec Soliman le Magnifique." Il s’y voit déjà François Asselineau.

Et pour finir en apothéose, il cite un très vieux (je n’ai pas la date, désolée) proverbe chinois : "C’est lorsqu’un pays est en proie au chaos qu’apparait un responsable intègre."

François Asselineau, candidat à l\'élection présidentielle, le 10 mars 2017.
François Asselineau, candidat à l'élection présidentielle, le 10 mars 2017. (GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP)