C'est mon boulot, France info

Victime de son image, la boucherie peine à attirer les jeunes

Certaines métiers recrutent, y compris parmi les jeunes. Cet été, "C'est mon boulot" vous les présente. Parmi ces professions en manque de bras : celle de boucher.

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(De nombreux bouchers aujourd'hui en exercice ne tarderont plus à partir en retraite (ici un artisan lillois) © MaxPPP)

Le métier de boucher n'arrive pas à redorer son image. Pas assez, en tout cas, pour répondre à la demande. Résultat, on recherche cette année quelque 3.000 bouchers. Et c'est loin d'être fini parce que les départs à la retraite vont être massifs dans cette profession : 52.000 départs dans les sept ans à venir. Résultat : on va avoir besoin de pas moins de 66.000 bouchers en grande surface, dans les entreprises industrielles de viande et dans l'artisanat.

Les demandes les plus importantes sont en Ile-de-France, en Rhône-Alpes et dans les Pays-de-la-Loire. Les plus gros employeurs sont les grandes boucheries qui disposent de leur propre unité de production et approvisionnent les revendeurs. La grande distribution de son côté recherche en permanence des bouchers, qui sont alors encadrés par des chefs d'équipe et des chefs de fabrication.

Des formations rapidement accessibles

Se former à ses métiers est désormais assez aisé, estime Barbara Muntaner, rédactrice en chef de cidj.com, le site du centre d'information jeunesse : "Pour devenir boucher, on peut faire un CAP de boucher, un CAP de charcutier traiteur, ou alors un bac pro en trois ans de boucher charcutier traiteur. C'est un bac pro qui a été créé il y a quelques années et qui permet de se former assez rapidement à ce métier. "

Le métier de boucher est aussi accessible à ceux qui veulent se reconvertir : ceux-là peuvent passer un CAP de boucherie en un an seulement et trouver tout de suite du travail.

(De nombreux bouchers aujourd'hui en exercice ne tarderont plus à partir en retraite (ici un artisan lillois) © MaxPPP)