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Le burn-out doit-il être reconnu comme une maladie professionnelle ?

La reconnaissance du burn-out, le syndrome d'épuisement au travail, comme une maladie professionnelle, est discutée ce soir au cours d'un colloque à l'Assemblée nationale. Ce classement aurait des conséquences pour les victimes et pour les entreprises.

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Philippe DuportRadio France

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Le burn out... épuisement au travail n'est pourtant pas reconnue comme une maladie professionnelle.

Elles sont définies très strictement, il y a des "tableaux" précis et aujourd'hui le burn out, épidémie chez les cadres notamment... n'entre pas, justement, dans le cadre.

Plus de 3 millions de personnes au bord de l'implosion

Or le lien entre les conditions de travail et cette nouvelle "maladie" ne fait pas de doute, même si les contours du syndrome sont encore assez flou.... et le burn out commence à toucher beaucoup de monde : 3,2 millions de personnes, soit 12% de la population active, seraient menacés, selon une étude produite en janvier dernier par le cabinet Technologia.

Une pétition en ligne

Une pétition circule pour que le burn out soit reconnue comme une maladie professionnelle. La direction générale du travail doit du reste remettre en septembre des recommandations sur le burn out à François Rebsamen, le ministre du Travail.

L'idée des partisans de ce classement du burn out comme maladie professionnelle est donc de viser les entreprises au portefeuille. Dans d'autres domaines, la méthode a fait ses preuves.

Possibilité de conserver sa mutuelle professionelle, même licencié

Depuis hier, on conserve la mutuelle de son entreprise, même quand on est au chômage pendant un an.

L'idée est simple : quand on perd son travail, on perd aussi sa mutuelle, et pour retrouver la même couverture santé, on doit y mettre de sa poche. C'est la double peine. Depuis le 1er juin, on conserve - gratuitement - la complémentaire de son entreprise.

Le système s'appliquait déjà dans certains secteur. Il a été étendu à tout le secteur privé ainsi qu'aux professions libérales. Sont concernés les licenciements économiques, les fins de CDD, les ruptures conventionnelles, les contrats saisonniers et d'intérim. Pendant un an, la part que payait le salarié est payée par l'entreprise. Et pour ceux qui n'ont pas de complémentaire santé, c'est le 1er janvier prochain que ça va changer : toutes les entreprises devront proposer une mutuelle à leurs salariés.

 

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