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La méditation au travail gagne du terrain

Avant pour être un jeune cadre dynamique, il fallait courir le marathon, jouer au tennis ou aller à la salle de muscu. Mais ça c'était avant. Aujourd'hui, ça ne suffit plus : pour être dans le vent, il faut méditer.

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(© Maxppp)

Le chef cuisinier Thierry Marx. Il fait partie de ces adeptes de la méditation à tout moment de la journée, même au travail, en plein coup de feu. Surtout au travail. Comme le magnat de la presse Rupert Murdoch. Ou le grand patron de Ford.

Et pourtant, même si les grands de ce monde la pratique et qu'elle conquiert les entreprises les plus branchées, la méditation au travail, ça continue à faire sourire. Surtout parce qu'on a tout de suite en tête des images de gens assis en lotus et puis aussi une forte connotation religieuse.

Sébastien Henry¸ auteur de "Ces décideurs qui méditent et s'engagent", qui vient de sortir aux éditions Dunod, a rencontré soixante décideurs et chefs d'entreprise de tous poils qui s'y ont mis.

 

(© Dunod)

La méditation, ça n'est rien d'autre qu'un moment de calme. Chez Google, en Californie, ce type de pratique est devenu plus organisé. Il y a quelques jours, un ingénieur de chez Google faisait une étape à Paris, au siège de Google France. Un ingénieur pas comme les autres. Chade Meng Tan, natif de Singapour, a mis en place une espèce d'atelier de méditation dans l'entreprise. Il a déjà formé deux mille salariés, et il y a une liste d'attente. Il est aussi l'auteur d'un best-seller "Connectez-vous à vous-même". Ses fans se nomment le Dalaï Lama, Back Obama, Bill et Hillary Clinton. La méditation au travail, c'est vraiment en train de bouger..

Les remarques les plus désagréables étaient aussi celles dont on se souvient le plus

Un supérieur qui vous fait une remarque négative, un collègue qui critique votre travail... vous avez remarqué à quel point on peut ruminer longtemps ces petits événements. Beaucoup plus longtemps qu'un résultat positif, ou une louange. Ne culpabilisez plus. Ca n'est pas parce que vous voyez tout en noir. Tout ça n'est une histoire de chimie. Deux chercheurs expliquent ce mécanisme dans la Harvard Business Review. Les critiques déclenchent la production de cortisol, l'hormone du stress. Le cortisol met au moins vingt-six heures à se dissiper dans l'organisme. Les compliments, en revanche, nous font secréter une autre hormone, de l'ocytocyne. Qui, vous l'avez deviné, se dissipe beaucoup plus rapidement dans l'organisme...

 

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