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C'est mon boulot. Les start-up françaises ont du mal à attirer les profils internationaux

Les start-up françaises se développent très vite. Et elles s'exportent très bien. Problème : pour permettre cette croissance, elles ont besoin de salariés rompus à l'international, multiculturels. Et elles ont justement du mal à attirer ces profils.

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franceinfoPhilippe DuportRadio France

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Le personnel d\'une start-up en train de travailler.
Le personnel d'une start-up en train de travailler. (HERO IMAGES / HERO IMAGES)

Les start-up françaises ont besoin de salariés rompus à l'international et multiculturels. Elles ont du mal à attirer ces profils. Quatre dirigeants de start-up sur cinq estiment qu'il est difficile de faire venir ou revenir en France des "talents", des profils de niveau international. Des grands joueurs. Des Français qui ont réussi dans la Silicon Valley. Ou des professionnels étrangers de très haute volée, qui travaillent pour les grands noms des nouvelles technologies.


C'est ce qui ressort d'une étude réalisée par le CSA pour le collectif WonderLeon (des start up françaises qui ont lancé un appel aux talents français du monde entier pour les sensibiliser aux opportunités de carrière offerte par le secteur des nouvelles technologies en France), Ernst and Young et l'ESCP, qui est publiée aujourd'hui. Un dirigeant de start up résume bien la situation : "On n'a pas d'argument aujourd'hui pour expliquer à un Français qui gagne 150 000 dollars en Californie qu'il peut revenir. Quand lui a un motif pour revenir en France, il se laisse convaincre... Mais nous, on n'en est pas capable."

Une bonne image pour les start-up françaises  

Pourtant les chiffres montrent que ces dernières années les start-up françaises ont réussi à en convaincre certains. Le tableau n'est pas aussi sombre qu'il n'y paraît. Les start-up françaises ont une bonne image à l'international, elles ont la cote. Preuve numéro un : les jeunes pousses nationales attirent des capitaux. Un peu moins que leurs homologues anglaises, mais plus que les Allemandes. Résultat : 2 600 Français et étrangers ont rejoint nos start-up ces deux dernières années. Pour ces entreprises qui font leur croissance au niveau mondial, c'est capital. Là encore, un dirigeant résume bien les choses : "Quand on fait un brainstorming entre personnes qui ont fait des écoles de commerce en France, c'est la même pensée. Le melting pot, c'est mieux par rapport à ça." Un autre ajoute : "Les profils internationaux ont une plus grande ouverture d'esprit. Ils sont plus débrouillards."


Les étrangers qui se sont laissés convaincre par les start-up françaises ne le regrettent pas. Ils estiment que la France est un pays plus favorable que d'autres pour travailler avec des équipes de haut niveau et pour être au coeur de l'innovation européenne. Neuf sur dix envisagent d'ailleurs de rester chez nous pour la suite de leur carrière.

En bref


Le site qui vous prédit si votre job est menacé ou non par les robots : will robots take my job. On entre son métier, en anglais et le verdict tombe. 6,7 % de chances d'être remplacé par un robot pour mon poste. Mais si j'entre charpentier, là le site me dit que je suis à risques : "robots are watching", les robots veillent, avec 72 % de risques. Et le résultat est pire pour le métier de comptable : "Vous êtes condamné", avec 94 % d'automatisation de la profession. Très bien fait, notamment pour se faire peur, mais à ne pas prendre pour argent comptant.

Le personnel d\'une start-up en train de travailler.
Le personnel d'une start-up en train de travailler. (HERO IMAGES / HERO IMAGES)