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C'est ma santé : le dépistage au centre de la campagne Octobre Rose

Nous sommes au début du mois de sensibilisation à la lutte contre le cancer du sein. Les femmes restent réticentes au dépistage de ce cancer.

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franceinfoBruno RougierRadio France

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La salle où sont réalisées les mammographies dans l\'hôpital d\'Arras (Nord).
La salle où sont réalisées les mammographies dans l'hôpital d'Arras (Nord). (MAXPPP)

C'est parti pour Octobre Rose, un mois de sensibilisation à la lutte contre le cancer du sein. Ce cancer  touche chaque année près de 55 000 femmes et provoque encore près de 12 000 décès par an dans notre pays. Un chiffre élevé malgré les progrès réalisés en matière de soins.  

L'une des raisons est sans doute le peu d'empressement des femmes pour participer au dépistage organisé du cancer du sein. Il a été mis en place en 2004 mais l'an dernier, seulement une femme sur deux a répondu favorablement à cette proposition, un chiffre en diminution. Face à cette relative désaffection, un nouveau plan d'action a été présenté en avril dernier car l'idée derrière ce dépistage est simple : plus un cancer du sein est repéré tôt, plus il a de chances de guérison. Un cancer du sein détecté à un stade précoce peut être guéri dans plus de 9 cas sur 10. Il faut savoir qu'en vingt ans, le taux de survie chez les femmes atteintes d'un cancer du sein est passé de 81 à 87 %.

Les femmes sont réticentes à ce dépistage

Les femmes redoutent le dépistage du cancer du sein. D'abord par peur du résultat, et puis le dépistage systématique compte des détracteurs. Certains médecins pensent que cet examen débouche sur un surdiagnostic et donc sur un risque de surtraitement. En effet, les images étant de plus en plus précises, elles permettent de repérer des tumeurs très petites qui n'auraient pas obligatoirement dégénérées en cancer. Et puis il y a les idées fausses, en matière de traitement. Par exemple qu'une chimiothérapie entraine automatiquement des nausées permanentes alors qu'aujourd'hui on peut les prévenir. Il y a enfin la peur d'une ablation du sein alors qu'aujourd'hui on essaye toujours de privilégier une chirurgie moins invasive en enlevant juste la tumeur.

Des améliorations en matière d'imagerie

On attend par exemple l'arrivée d'une technique de mammographie, la tomosynthèse, qui devrait améliorer la fiabilité du diagnostic. Il y a aussi le développement d'une nouvelle méthode de détection d'un cancer par une simple prise de sang. On repère les cellules tumorales qui se détachent d'une tumeur et qui circulent dans l'organisme pour envahir d'autres organes. Les thérapies ciblées font l'objet de nombreuses recherches car elles s'attaquent uniquement aux cellules cancéreuses et ne détruisent pas des cellules saines de l'organisme Enfin une révolution est attendue : l'immunothérapie. L'idée c'est d'utiliser, d'éduquer notre propre système de défense, notre système immunitaire pour qu'il s'attaque aux cellules cancéreuses et les empêche de proliférer.

La salle où sont réalisées les mammographies dans l\'hôpital d\'Arras (Nord).
La salle où sont réalisées les mammographies dans l'hôpital d'Arras (Nord). (MAXPPP)