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Pour bien manger mieux vaut protéger les abeilles

L'Inra, institut national de la recherche agronomique, a publié récemment une étude qui montre l'importance des pollinisateurs pour notre alimentation.

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 Les cultures pollinisées par les insectes assurent plus du tiers de notre alimentation à l’échelle mondiale. Sans ces "travailleurs au noir", puisqu'on ne les paient même pas, on ne les déclare pas, fini les fraises, les céréales, les courgettes par exemple.

Toutes ces cultures ont besoin d'être pollinisées : c'est-à-dire que le pollen mâle et femelle se rencontre et se féconde, même si le vent peut faire de la pollinisation.

Une équipe internationale impliquant l’Inra révèle qu’en augmentant leur nombre et leur diversité, on accroît aujourd’hui le rendement des cultures de plus de 20 % en moyenne à l’échelle mondiale. 

Au printemps 2015, selon une enquête menée par les apiculteurs français, certains avaient perdu 50% de leurs colonies. On attend de connaitre les chiffres de 2016 pour voir si leur surmortalité se poursuit. Les études montrent que les pesticides mais aussi des maladies et des espèces invasives comme le frelon asiatique font des ravages sur nos abeilles domestiques. Mais pour les pollinisateurs sauvages, c'est la disparition de leur habitat qui est aussi en cause. Les abeilles solitaires par exemple nichent plutôt dans le sol, or plus on le recouvre de béton avec nos villes et nos routes, moins elles ont d'endroits où se loger.

Pour les chercheurs, l’humanité doit relever un double défi

D’abord, produire assez de denrées alimentaires pour satisfaire la demande croissante d’une population qui augmente ; mais aussi produire cette nourriture de façon moins polluante et pour l'environnement et pour la santé humaine. 

L’intensification écologique, c’est-à-dire l’amélioration du rendement des cultures en s’appuyant sur la biodiversité, devient donc une voie de plus en plus crédible pour répondre à ces défis.

Les résultats de cette étude montrent qu'on peut faire coup double, en créant à la fois, des situations bénéfiques pour la biodiversité et pour le rendement des cultures.

Et pour les chercheurs, ce mode de production contribue ainsi au développement de systèmes agricoles durables, y compris dans les petites exploitations des pays en voie de développement.

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