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C'est ma planète. Brassons de l'air !

À l'occasion de la journée de la qualité de l'air, mercredi, les associations de mesure publient un bilan mitigé. Que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur de nos maisons, la situation s'améliore sauf sur certains polluants.

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Anne-Laure BarralRadio France

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Des scientifiques mesurent la qualité de l\'air, en octobre 2014, à Marseille. Photo d\'illustration.
Des scientifiques mesurent la qualité de l'air, en octobre 2014, à Marseille. Photo d'illustration. (MAXPPP)

Le mercredi 20 septembre, c'est la 3e journée nationale de la qualité de l'air, organisée par le ministère de la Transition écologique et solidaire. À l'occasion de cette édition, les associations de mesure de la qualité de l'air publient un bilan mitigé. En effet, la situation s'améliore sauf sur certains polluants, à l'intérieur comme à l'extérieur des habitations.

Des dizaines de substances chimiques se baladent ainsi dans l'air de nos logements, surtout quand il y a des moquettes, des colles pour les revêtements ou des ordinateurs qui chauffent. Si vous ajoutez à cela des produits d'entretien chimique, vous avez laisser entrer chez vous l'ennemi de l'air intérieur, c'est-à-dire les composés organiques volatiles comme le benzène ou le formaldéhyde qui nous irritent les yeux et la gorge. Le pire est quand nous décidons de parfumer nos intérieurs avec de l'encens ou des bougies, sans parler des cigarettes puisque nous ajoutons des particules et du monoxyde de carbone. Nous passons 80% du temps dans ce cocktail toxique. L'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) estimait même en 2014 que 20 000 personnes meurent prématurément chaque année en France, à cause des principaux polluants de l'air intérieur.  

Des logements mieux isolés mais moins aérés

Si nos logements sont plus performants et mieux isolés qu'avant pour consommer moins d'énergie, il ne faut pas non plus qu'ils ne soient plus du tout aérés. Fenêtres qui filtrent l'air, dalles absorbantes de polluants, aspiranteurs spéciaux : aujourd'hui, le marché des purificateurs d'air ou des materiaux épurateurs a triplé ses ventes en deux ans pour atteindre près de 3 millions d'euros de chiffres d'affaire l'an dernier.

L'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) a testé sept produits de ce type et un seul a montré son efficacité mais seulement sur quatre mois. Selon l'Ademe, la façon la plus simple de purifier son air intérieur est d'aérer son logement au moins 10 minutes par jour. 

La pollution extérieure est en diminution

Il faut aérer son logement même pendant les pics de pollution pour faire circuler l'air. À l'occasion de cette journée de la qualité de l'air, les associations de mesures de l'air ont fait leur bilan annuel qui montre que, sur bon nombre de polluants, la situation s'améliore. Même les concentrations d'oxyde d'azote et de particules qui sont mises en cause dans la pollution automobile en ville ont tendance à baisser.

Il reste cependant douze zones en France où leurs concentrations sont au-dessus des seuils européens, par exemple à Paris, Marseille ou en région Rhône-Alpes. Le Conseil d'État a donné au gouvernement jusqu'au mois de mars 2018 pour ramener ces normes en dessous des valeurs limites. Sinon, en plus des 48 000 victimes prématurées à cause d'un air de mauvaise qualité, la France risque des amendes de plusieurs millions d'euros.

Des scientifiques mesurent la qualité de l\'air, en octobre 2014, à Marseille. Photo d\'illustration.
Des scientifiques mesurent la qualité de l'air, en octobre 2014, à Marseille. Photo d'illustration. (MAXPPP)