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C'est comment ailleurs ? L'aide aux aidants familiaux au Québec

A l’occasion de la journée nationale des aidants, franceinfo s’intéresse à une expérience pour soulager les aidants familiaux au Québec

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franceinfoGérald RouxRadio France

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. (HENGLEIN AND STEETS / CULTURA CREATIVE)

Si les personnes qui aident quotidiennement un adulte en perte d’autonomie se sentent souvent bien seules en France, un dispositif pour soulager les aidants a été créé dans la province du Québec au Canada. Il n’est pas encore très répandu mais a donné des idées en Belgique et en France.  

Le "baluchonnage"

Cela s'appelle le baluchonnage. Baluchonnage car celui ou celle qui vient apporter son aide arrive avec son baluchon pour prendre la place de l'aidant auprès de la personne en perte d'autonomie.       

Pour permettre à la personne aidante de prendre une ou deux semaines de vacances et ainsi de souffler un peu, l'association de baluchonnage envoie un de ses membres au domicile de la personne à aider. Le baluchonneur (ou la baluchonneuse) est un professionnel, aide à domicile, assistant de soins en gérontologie. Ces personnes peuvent ses relayer, et ainsi, il y a une présence 24 heures sur 24 auprès de la personne à aider.    

Les tâches du baluchonneur  

Le baluchonneur va effectuer toutes les tâches que l'aidant familial à l'habitude de faire, les soins, la préparation des médicaments, les repas et toutes les autres tâches nécessaires. 

Les deux personnes se coordonnent au cours de la première journée de baluchonnage. Ensuite, le remplacement commence vraiment et le baluchonneur mène sa mission et essaie de tisser un lien de confiance avec la personne qu'il assiste.  

Le baluchonneur doit d'adapter aux conditions de vie du logement et éventuellement à l'absence d'un couchage indépendant. Dans ce cas par exemple, il faut pouvoir dormir pendant toute mission sur un matelas pneumatique au sol.  

Une expérience limitée mais imitée

C'est une infirmière québécoise qui a lancé l'association Baluchon Alzheimer puisque les personnes qui souffrent de cette maladie sont souvent au centre de ce dispositif. Il y a des permanents dans cette association dont la taille est réduite.   Reste que la Belgique a lancé le même service. En France, des expérimentations locales ont été lancées mais il n'existe pas un cadre légal pour généraliser le baluchonnage.      

Au Québec, le service coûte l'équivalent de 180 euros pour 24 heures. Les assurances du malade et les subventions diverses permettent d'alléger nettement la facture. Il reste en général une dizaine d'euros à la charge des familles.

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. (HENGLEIN AND STEETS / CULTURA CREATIVE)