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Les auteurs de BD prêts au hara-kiri

Les auteurs de BD ont le blues. Alors que les libraires ne savent plus où mettre leurs livres qui sortent par milliers chaque année, dessinateurs et scénaristes vivent dans une situation de plus en plus précaire. Bruno Maïorana et Philippe Bonifay annoncent publiquement qu'ils arrêtent le métier.

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(© Laetitia de Germon)

C’est le paradoxe du moment. D’un côté, les réseaux sociaux relaient la colère des auteurs de bande dessinée à qui leur caisse de retraite vient d’imposer sans concertation une cotisation minimale de 8% de leurs revenus bruts.

L’intention est louable. Il s’agit d’assurer un minimum décent aux vieux auteurs qui auront les yeux usés et la main qui tremble. Sauf que, comme l’explique fort bien le documentaire "Sous les bulles" de Maïana Bidegain , reportage de 52 minutes également relayé ces derniers jours de Twitter en Facebook, la précarité de la plupart des auteurs qui tentent de vivre de leur art est telle que ces 8% de prélèvement vont, selon toute probabilité, en envoyer quelques uns au chômage.

Deux d’entre eux ont devancé l’appel : Bruno Maïorana , dessinateur à succès de la série Garulfo chez Delcourt, fait le constat amer que le 9ème art n’est pas viable. Il arrête le métier. Idem pour le scénariste Philippe Bonifay . Il parait désormais près de 5.000 nouveautés chaque année. Et la plupart des auteurs gagnent moins de 1.000€ par mois.

Paradoxe, donc, car de l’autre côté, les planches originales s’arrachent dans les salles des vente. A l’image de la page de garde historique de Tintin achetée 2,65 millions d’euros le week-end dernier chez Artcurial. Et on remet ça, chez Millon, le 15 juin, en duplex Paris-Bruxelles avec du Franquin, Tillieux, Macherot, Hergé, Uderzo ou Peyo. Soit, l’âge d’or de la BD.

 

 

 

 

(info manga 653)

 

 

 

Tous les 15 jours, Jean-Christophe Ogier accueille ici la chronique "Info manga" de Lætitia de Germon de la rédaction de franceinfo.fr. Pour vous guider parmi les nombreuses parutions, Lætitia vous livre sa sélection et ses coups de cœur.

Au commencement, Evangelion est une série de films d’animation japonaise. Une tétralogie fantastique qui voit s’affronter hommes et anges, lesquels ici ne sont pas l’incarnation du bien. Tant s’en faut. Comme nous voguons en plein imaginaire nippon, on s’y affronte à coups de sabres et de lances.

En 2012, l’Association des forgerons japonais met tout son savoir faire à la réalisation d’une série d’armes, pièces maitresses d’une exposition Evangelion qui fera le tour du pays. Le succès est tel au Japon que les organisateurs décident d’en faire profiter le public européen.

Et c’est ainsi que la Maison du Japon à Paris accueille jusqu’au 21 juin, Evangelion et les sabres japonais . L’exposition s’ouvre sur la fameuse lance de Longinus. Une vidéo présente l’histoire de cette pièce maîtresse de plus de 3 mètres de long et nous fait découvrir les détails de ses lames, très finement ciselées.

L’exposition mélange des panneaux explicatifs sur les sabres en général (différents types, taille…) et leur place dans l'histoire japonaise. On peut y voir des sabres inspirés d’Evangelion, des répliques d’armes issues de l’anime, des sabres traditionnels authentiques, ainsi que des figurines grandeur nature des personnages de la série. On peut encore voir des manches en peau de raie ou de requin, des échantillons de laques, des habaki (pièce métallique qui maintient le sabre dans son fourreau).

Evangelion et les sabres japonais jusqu'au 21 juin 2014 à la Maison de la Culture du Japon à Paris

Du mardi au samedi, de 12h à 19h, et jusqu’à 20h le jeudi

 

 

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(© Laetitia de Germon)