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Pour Ségolène Royal, "il y a toujours eu un doute" sur le contrat signé "précipitamment" avec Ecomouv' en 2012

La ministre de l'Environnement, invitée de franceinfo jeudi, a émis "des doutes" sur la signature du contrat avec Ecomouv' par le gouvernement de François Fillon en 2012, regrettant que la mission d’information du Sénat n’ait pas éclairci les raisons de "la précipitation".

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Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer.
Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer. (RADIO FRANCE / JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT)

La ministre de l'Environnement, de l'Energie et de la Mer, invitée de franceinfo jeudi 9 février, a répondu aux critiques de la Cour des comptes sur le coût de l'abandon de l'écotaxe, émises mercredi lors de la publication de son rapport annuel. Ségolène Royal a estimé que "les Français, le contribuable, avaient été protégés" par la décision du gouvernement, en 2014, émettant au passage "des doutes" sur la signature du contrat par le gouvernement précédent, celui de François Fillon. 

"Ce contrat signé avec Ecomouv' l’a été par le gouvernement Fillon, précipitamment, à quelques jours du second tour de la présidentielle [de 2012]. Je regrette que la mission d’information du Sénat n’ait pas éclairci les raisons pour lesquelles il y a eu cette précipitation", a déclaré la ministre de l'Environnement. "Il y a toujours eu un doute", a ajouté la ministre, s'interrogeant sur les raisons qui ont conduit à la signature d'"un contrat avec Ecomouv' qui garantissait à cette société italienne l’octroi d’une concession qui lui apportait 220 millions d’euros par an, même si l’écotaxe ne rapportait rien". 

Selon Ségolène Royal, "il y a quelque chose de pas clair au sens où c’était la première fois que l’Etat français sous-traitait à une entreprise privée et en particulier étrangère, la responsabilité de prélever l’impôt". 

Macron et Hamon : des conseils à l'un et à l'autre

Interrogée sur sa sympathie à l'égard de la candidature d'Emmanuel Macron à la présidentielle, Ségolène Royal se dit "positive à l'égard de tous ceux qui cherchent des solutions".

Sans vouloir trancher, pour un éventuel soutien entre Benoît Hamon et Emmanuel Macron, la ministre a déclaré que les deux candidats lui ont "rendu visite", et qu'elle a "donné quelques conseils" aux deux candidats qu'elle "respecte". "Je m’entends bien avec Jean-Luc Mélenchon, et j’ai toujours plaidé pour l’ouverture vers le centre", a ajouté Ségolène Royal.

Fessenheim : un "processus irréversible"

La ministre de l'Environnement, de l'Energie et de la Mer confirme que le décret de fermeture de la centrale nucléaire de Fessenheim [la plus ancienne de France, située en Alsace] sera pris avant la fin du mandat de François Hollande : "Je pense en tout cas que le processus est irréversible, dans le cadre de la loi de transition énergétique." Selon elle, "il faut effectivement que les réacteurs les plus anciens ou ceux qui nécessiteraient le plus d'investissements en terme de sûreté nucléaire ferment, que d'autres soient prolongés, que d'autres même soient reconstruits".

La ministre de l'Environnement estime qu'"aujourd’hui nous produisons l’équivalent de 6 à 7 réacteurs nucléaires en énergies renouvelables [en France]. C’est une révolution silencieuse".

Regardez l'intégralité de l'entretien de Ségolène Royal sur franceinfo le jeudi 9 février


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Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer.
Ségolène Royal, ministre de l’Environnement, de l’Energie et de la Mer. (RADIO FRANCE / JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT)