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Charlottesville : "Il faut condamner ces suprémacistes racistes", juge Florian Philippot

Le vice-président du Front national, invité de franceinfo mercredi, a estimé que les émeutes de Charlottesville relevaient d'"une affaire interne aux Etats-Unis", tout en appelant à "condamner les suprémacistes racistes", représentant "l'extrême droite".

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Florian Philippot , vice-président du FN.
Florian Philippot , vice-président du FN. (RADIO FRANCE / JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT)

Florian Philippot, vice-président du Front national (FN), invité de franceinfo mercredi 16 août, a réagi aux dernières déclarations de Donald Trump sur les violences de Charlottesville. Le président américain a affirmé que la responsabilité devait être recherchée "des deux côtés", suprémacistes blancs et antiracistes. "C'est une question interne aux Etats-Unis et on ne devrait pas être dans le débat permanent avec les Etats-Unis, c'est leur affaire", a déclaré Florian Philippot. L'eurodéputé FN a ajouté qu'il fallait condamner "ces suprémacistes racistes et toute violence".

Evoquant son parti, il a affirmé que le FN avait été vigilant. "Nous avons toujours été extrêmement clair sur ce sujet, avec des procédures d'exclusion toujours bien menées", a-t-il déclaré. "Cette affaire, aux Etats-Unis, permet de dire que c'est cela l'extrême droite. Tous ceux qui disent qu'en France, les patriotes, ceux qui aiment leur pays, le veulent souverain, libre et indépendant, qui veulent défendre son identité nationale, son modèle social, tous ceux qui sont traités d'extrême droite pour dire cela, c'est une injustice et une diffamation profonde. L'extrême droite, ce sont les cinglés qu'on a vus aux Etats-Unis."      

Florian Philippot a poursuivi en donnant un avis plus général sur le président américain. "Trump, c'est bien sur la lutte contre le libre-échange. En matière de politique étrangère, c'est décevant", a-t-il estimé. "Je m'attendais à une politique d'apaisement international où les Etats-Unis arrêteraient d'être le gendarme du monde. Ses propos vis-à-vis de la Corée du Nord, du Venezuela, de la Russie où il a renforcé les sanctions, ne vont pas dans le sens de l'apaisement", a poursuivi Florian Philippot. Selon l'eurodéputé FN, "c'est l'affaire des Américains". "En tout cas, je souhaite une diplomatie française, qui soit libre et qui permette un équilibre du monde. Or, trop souvent, elle a été calquée sur la diplomatie américaine", a-t-il conclu.  

Les choix "déraisonnables" sur l'immigration

Il y a une semaine, après l'attaque de militaires de l'opération Sentinelle à Levallois, Florian Philippot avait dénoncé dans un tweet "l'incompréhensible poursuite de l'immigration massive""Oui, il y a un lien avec la politique déraisonnable en matière d'immigration", a-t-il répété ce mercredi sur franceinfo. "Cela ne veut pas dire que chaque personne qui rentre sur le territoire français comme étranger, en situation régulière ou pas, est un terroriste potentiel. Chacun l'aura compris. Cela veut dire qu'il peut y avoir, et il y en a déjà eu, parmi les flux de migrants des terroristes jihadistes."  

Sur franceinfo, Florian Philippot a repris l'exemple de l'attaque de Levallois-Perret : "On parlait de ce camion qui a foncé contre des militaires de Sentinelle. C'était une Algérien, qui était clandestin en 2009 en France. Aujourd'hui, il est en situation régulière. Donc, il a été régularisé entre temps. Nous, on est pour la suppression de la possibilité de la régularisation dans le droit français." L'eurodéputé FN affirme que "les clandestins, par définition, n'ont pas vocation à rester en France, sauf qu'ils restent en France". "C'est pour cela que nous parlons de naïveté. Ceux qui veulent s'assimiler sont empêchés par ces gens-là", a-t-il poursuivi.

Regardez l'intégralité de l'entretien de Florian Philippot sur franceinfo le mercredi 16 août 2017.

Florian Philippot , vice-président du FN.
Florian Philippot , vice-président du FN. (RADIO FRANCE / JEAN-CHRISTOPHE BOURDILLAT)