#MonEnvoyéSpécial, France 2

#MonEnvoyéSpécial. Indonésie : le fleuve poubelle

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Présenté parGuilaine Chenu, Françoise Joly

Diffusé le 28/11/2015Durée : 00h40

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franceinfoFrance Télévisions

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En cette journée ensoleillée sur l'île de Java, en Indonésie, Mamane part à la pêche le long du fleuve Citarum. Mais au bout de son hameçon, plus de poisson désormais. Il est devenu "pêcheur de plastique". Cette activité lui permet de subvenir aux besoins de sa famille. Les 10 kilos de plastique usagé qu’il ramasse quotidiennement lui rapportent quelques euros, de quoi acheter de la nourriture mais aussi de l’eau potable. Car les riverains de ce fleuve, le plus long de l'île, ne consomment plus son eau depuis bien longtemps. Dans le village où vit Mamane, la population a doublé ces dix dernières années, et aujourd'hui, une grande majorité des habitants pratiquent le commerce du plastique pour subvenir à leurs besoins. Pour eux, la pollution constituerait-elle une aubaine ?

Des épidémies de typhus 

Quinze millions d’Indonésiens jettent chaque jour leurs ordures dans le Citarum. Pis encore, les industries textile installées près des berges rejettent colorants et produits chimiques dans ses eaux autrefois de couleur indigo. Si l'écologie n'est pas la priorité des autorités indonésiennes, quelques changements positifs sont à observer depuis le tournage de ce reportage. En effet, le gouvernement réclame 260 millions d'euros à l'une de ces usines, Kahatex, pour avoir déversé ses déchets industriels dans le fleuve. La firme textile a reconnu y avoir rejeté 20 000 mètres cubes d'eau souillée, polluant ainsi 715 hectares de rizières. 

Cette pollution a des effets néfastes sur la santé. La présence de métaux lourds dans l'eau déclenche toute une série de pathologies et des épidémies de typhus se sont déclarées dans les villages près du fleuve. Mamane, le pêcheur de notre reportage, en sait quelque chose : toute sa famille a attrapé cette maladie. Les traitements adaptés manquent aux abords du fleuve et les médecins sont rares. La solution ? Réduire le nombre de déchets toxiques dans le Citarum. Mais on estime que quinze années et 2 millions d'euros seraient nécessaires pour y parvenir. 

Retrouvez, en fin d’émission, les réponses de Françoise Joly à vos commentaires laissés sur notre page Facebook et Twitter @EnvoyeSpecial. Et prenez dès maintenant les commandes de la prochaine émission : votez pour le sujet que vous voulez voir à l’antenne samedi 12 décembre, puis posez-nous des questions sur le reportage que vous avez choisi, en utilisant le hashtag #MonEnvoyeSpecial. Nous vous répondrons directement sur le plateau !

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