13h15, France 2

"13h15 le dimanche". Charles Pasqua, une histoire française

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Présenté parLaurent Delahousse

Diffusé le 23/07/2017Durée : 00h44

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Quelques mois avant sa mort, le 29 juin 2015, à l'âge de 88 ans, l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua avait toujours la langue bien pendue : François Hollande a été "à la hauteur des circonstances" ces derniers temps. A l'UMP, personne ne l’est vraiment, et surtout pas Alain Juppé. Marine Le Pen manque d’"envergure" et le Front national est empreint d’"antisémitisme" et de "fascisme". Résistant dès l'âge de 15 ans, dévoué au général de Gaulle, le locataire de la place Beauvau sous les gouvernements Chirac (1986-88) et Balladur (1993-95) entendait "terroriser les terroristes" après les attentats du milieu des années 80. Il aura mené des combats toute sa vie.

Cofondateur du Service action civique (SAC), le service d'ordre du mouvement gaulliste engagé dans la lutte contre l'Organisation armée secrète (OAS) pendant la guerre d'Algérie, Charles Pasqua proposait des solutions pour le moins radicales face au terrorisme. Dans le cadre de la collection "Une histoire française" du magazine "13h15 le dimanche" (Facebook, Twitter, #13h15), l'ancien salarié de la société Ricard raconte de nombreux grands moments de la Ve République auxquels il a participé, au premier plan… ou dans l'ombre. Charles Pasqua a notamment été l'un des organisateurs de la grande manifestation gaulliste du 30 mai 1968 qui annonçait la vague bleue des législatives du mois de juin suivant.

De Gaulle, Giscard d'Estaing, Chirac…

Dans cet entretien conduit par Laurent Delahousse et mis en images par Fabien Lasserre, Sophie Broyet et Fanny Martino, l'un des derniers gaullistes historiques évoque la disparition du Général, la défaite de Valéry Giscard d'Estaing, la mort de l'étudiant Malik Oussekine, l’élection de Jacques Chirac, mais aussi sa foi, l’argent, les affaires, sa mauvaise réputation ou Lino Ventura…

S'il se souvient volontiers du passé avec sa faconde proverbiale, Charles Pasqua n'hésite jamais à parler du présent et même de l'avenir, comme en témoigne cette phrase sur Manuel Valls, alors Premier ministre : "Il manque encore un peu de maturité, mais il va l’acquérir..."

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