L'usine de Flins (Yvelines) de Renault conservera l'activité d'assemblage final des batteries, mais la nouvelle usine ne sera pas construite sur ce site.
L'usine de Flins (Yvelines) de Renault conservera l'activité d'assemblage final des batteries, mais la nouvelle usine ne sera pas construite sur ce site. (FRANCK FIFE / AFP)

Dans un contexte social compliqué, c'est une bonne nouvelle pour la filière automobile. Le constructeur automobile Renault implantera une future usine de composants pour batteries électriques en France, a annoncé vendredi 27 juillet son numéro deux, Carlos Tavares. Mais elle ne sera pas construite sur son site de Flins (Yvelines) comme c'était initialement prévu. 

"Le lieu n'est pas décidé", a précisé le directeur général de RenaultDoter le site de Flins d'une telle usine n'est pas possible pour des raisons techniques, a-t-il justifié, à cause de vibrations causées par le passage de trains à proximité. Flins conservera en revanche l'activité d'assemblage final des batteries à partir de ces modules.

Une base européenne de production

Dans les faits, cette usine sera gérée par LG Chem. Renault a indiqué au début du mois de juillet son intention de s'associer au Sud-Coréen plutôt qu'à son partenaire japonais Nissan, comme c'était prévu, pour la fabrication des cellules et des modules de batteries électriques. Un protocole d'accord a été signé en ce sens.

Un accord définitif devrait aussi être signé en septembre, a annoncé Renault dans un communiqué. Il incluera aussi le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives avec qui le constructeur travaille depuis 2010 sur la nouvelle génération de batterie lithium-ion. A terme, LG Chem voudrait en faire une base européenne de production pour d'autres clients.