Dans un contexte social compliqué, c'est une bonne nouvelle pour la filière automobile. Le constructeur automobile Renault implantera une future usine de composants pour batteries électriques en France, a annoncé vendredi 27 juillet son numéro deux, Carlos Tavares. Mais elle ne sera pas construite sur son site de Flins (Yvelines) comme c'était initialement prévu.
"Le lieu n'est pas décidé", a précisé le directeur général de Renault. Doter le site de Flins d'une telle usine n'est pas possible pour des raisons techniques, a-t-il justifié, à cause de vibrations causées par le passage de trains à proximité. Flins conservera en revanche l'activité d'assemblage final des batteries à partir de ces modules.
Une base européenne de production
Dans les faits, cette usine sera gérée par LG Chem. Renault a indiqué au début du mois de juillet son intention de s'associer au Sud-Coréen plutôt qu'à son partenaire japonais Nissan, comme c'était prévu, pour la fabrication des cellules et des modules de batteries électriques. Un protocole d'accord a été signé en ce sens.
Un accord définitif devrait aussi être signé en septembre, a annoncé Renault dans un communiqué. Il incluera aussi le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives avec qui le constructeur travaille depuis 2010 sur la nouvelle génération de batterie lithium-ion. A terme, LG Chem voudrait en faire une base européenne de production pour d'autres clients.