L'inspecteur de l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) qui a découvert l'existence de matières premières suspectes dans les prothèses PIP, conduisant à leur retrait du marché français, a témoigné pour la première fois samedi 14 janvier des circonstances de sa découverte.
L'expert a raconté, sous couvert d'anonymat, comment il était tombé le 17 mars 2010, au deuxième jour de sa mission dans l'entreprise PIP, à La Seyne-sur-Mer (Var), sur des "fûts suspects" pour lesquels le patron, Jean-Claude Mas, n'avait été en mesure de fournir ni explications cohérentes ni factures.