La présidente du Medef, Laurence Parisot, s'exprime lors d'une assemblée du Medef à Paris le 14 février 2012.
La présidente du Medef, Laurence Parisot, s'exprime lors d'une assemblée du Medef à Paris le 14 février 2012. (ERIC PIERMONT / AFP)

Après la "prise de la Bastile" par le Front de gauche, le 18 mars dernier,  Laurence Parisot prolonge la métaphore révolutionnaire. La présidente du Medef a fustigé dimanche 1er avril le programme économique de Jean-Luc Mélenchon, estimant que le candidat du Front de gauche était plus "l'héritier d'une forme de Terreur" que celui "des plus belles valeurs de la Révolution". La Terreur correspond à la période historique durant laquelle le gouvernement traquait les "contre-révolutionnaires", dans les années 1790.

"Le programme de Jean-Luc Mélenchon installerait une modalité de contrôle de l'économie comme on n'en a jamais vue", s'est inquiétée Laurence Parisot au Grand-Rendez-vous Europe 1/I>Télé / Le Parisien-Aujourd'hui en France. "Il aime laisser entendre qu'il est un vrai révolutionnaire. On aime bien la révolution, il y a des choses sympathiques dans celles de mai 1968 ou de 1789, mais il y a aussi des phases qui sont terribles".

Au meeting de la Bastille, "des gens avec des visages sur des piques"

Laurence Parisot a stigmatisé les "ressorts" utilisés selon elle par le candidat : "La démagogie flatte des choses détestables et les choses deviennent ensuite non contrôlables (...) Au rassemblement qu'il a organisé à la Bastille, il y avait des gens qui avaient des piques et des visages dessus", a poursuivi la patronne du Medef.

"Est ce que ça veut dire qu'on aura des ministres communistes si François Hollande était élu ?", s'est-elle interrogée, jugeant que ce serait "incroyablement ringard" de retomber dans la "nostalgie du début des années 80".