VIDEO. Mélenchon préfère Sarkozy aux "mollassons" et aux "ectoplasmes"

L'ex-candidat à la présidentielle estime que "la vie politique gagne à avoir des protagonistes de haut niveau, croyant dans ce qu'ils disent".

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Jusqu'où est prêt à aller Jean-Luc Mélenchon pour discréditer François Hollande ? En marge des Assises de la mer, mardi 2 décembre à Nantes, l'ancien candidat du Front de gauche à la présidentielle s'est montré d'une étonnante bienveillance à l'égard de celui qu'il voulait "chasser" en 2012.

"Il a gouverné cinq ans, il était détesté de tout le monde, il a perdu la présidentielle, ses propres amis lui ont tiré dessus et c'est quand même lui qui a gagné avec 65% [l'élection à la présidence de l'UMP]. Donc il faut quand même qu'il soit fort !", a-t-il commenté.

François Hollande "a tout aggravé"

Pour Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Sarkozy "est un homme qui assumait une ligne de droite, qui maintenant paraît, en matière sociale, plus modéré que François Hollande". Lequel aurait, selon lui, "tout aggravé de ce qu'avait fait Nicolas Sarkozy".

Le retour de l'ancien président serait-il donc une bonne nouvelle ? Oui, poursuit Mélenchon : "Pour le débat ça va être une bonne chose de voir quelqu'un qui a une cohérence intellectuelle. Après on aime ou on aime pas, c'est une autre paire de manches, mais la vie politique gagne à avoir des protagonistes de haut niveau, croyant dans ce qu'ils disent."

Et d'enfoncer le clou : "Vaut mieux ça que des mollassons et des ectoplasmes dont on ne sait pas ce qu'ils pensent ni ce qu'ils comptent faire." Une allusion claire à François Hollande. "Mais je ne veux nommer personne, bien sûr", ironise-t-il en souriant.

Jean-Luc Mélenchon, le 2 décembre 2014 à Nantes.
Jean-Luc Mélenchon, le 2 décembre 2014 à Nantes. (JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP)