C'est l'une des 60 propositions du candidat Hollande qui, selon la ministre des Affaires sociales et de la Santé, Marisol Touraine, devait être un des premiers chantiers du quinquennat. Mais comme l'expliquait Le Pointdébut janvier 2013, la réforme de la dépendance se fait attendre, et ce depuis des années. Vendredi 25 janvier, à Lille, le président de la République a finalement affirmé devant le congrès de l'Uniopss (union des associations sanitaires et sociales) que cette réforme serait "prête avant la fin de l'année".

"Nous avons des obligations à l'égard des familles, s'est justifié le chef de l'Etat. Il y aura une grande concertation avec les associations et nous trouverons les conditions pour financer [la réforme de la dépendance]". Le président a ainsi souligné le coût que représenterait cette modification de la prise en charge des personnes dépendantes, notamment les personnes âgées. "Ça ne se fera pas en un seul jour, nous étalerons cet effort sur l'ensemble du quinquennat, a déclaré François Hollande avant d'expliquer qu'il comptait non seulement sur "la solidarité nationale", c'est-à-dire les finances publiques, mais aussi sur "la responsabilité individuelle, personnelle" de chaque Français.

François Hollande, le 25 janvier 2013 à Lille (Nord), lors du congrès de l'Uniopss, l'union des associations sanitaires et sociales.
François Hollande, le 25 janvier 2013 à Lille (Nord), lors du congrès de l'Uniopss, l'union des associations sanitaires et sociales. (FRANCETV INFO)