Un tweet, qui annonce une convocation à Matignon, et une communiqué de l'Elysée qui indique que le président à "mis fin aux fonctions" de la ministre de l'Ecologie. Delphine Batho paie ainsi sa critique sur le budget 2014 faite mardi 2 juillet sur les antennes de RTL. "C'est vrai que c'est un mauvais budget", a-t-elle déclaré.  La ministre a mal pris la coupe budgétaire de son ministère : - 7%, la plus forte baisse du gouvernement. Un couac de trop pour François Hollande qui a réagi et suscité de nombreux commentaires.


"Ça fait un an que ce ministère est ridiculisé, estime le patron de l'UDI Jean-Louis Borloo. On lui fait -7% d'arbitrage et on allie à ça l'inélégance d'un tweet (...). Je trouve que c'est un peu beaucoup pour que les hommes puissent donner le sentiment au pays qu'ils ont de l'autorité". Son de cloche différent à l'UMP. "Quand publiquement, on dénonce une décision prise par le Premier ministre, on ne peut pas rester au gouvernement", constate Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée.


Il flotte décidément un parfum maudit sur le ministère de l'Ecologie. A peine arrivée,  Nicole Bricq avait été, elle, transférée au Commerce extérieur à la suite d'un désaccord, encore une fois, avec Matignon sur les forages pétroliers au large de la Guyane.

 

 

 

Delphine Batho, le 21 mars 2013.
Delphine Batho, le 21 mars 2013. (FRED DUFOUR / AFP)