Le groupe de travail sur "les valeurs" de l'UMP, voulu par Jean-François Copé après les deux défaites électorales, a entamé ses travaux mardi 26 juin. Le secrétaire général du parti refuse "l'inventaire" du quinquennat de Nicolas Sarkozy réclamé par certains.

"Il ne faut pas qu'il y ait de tabous, explique Jean-François Copé, mercredi 27 juin sur France 2. Mais si ça doit tourner au règlement de comptes, je dis restons dignes, restons décents."

"Le débat d'idées" sur "ce qui nous rassemble" plutôt que la guerre des chefs : voilà ce que souhaite le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne). Tout en s'attelant à sa reconstruction, l'UMP a entamé mardi sa cure d'opposition au Parlement. "Il faut installer l'opposition", déclare Jean-François Copé, et non préparer la prochaine présidentielle. "C'est dans très longtemps 2017", conclut-il.

Jean-Francois Copé, le secrétaire général de l'UMP, le 17 juin 2012, au siège du parti à Paris.
Jean-Francois Copé, le secrétaire général de l'UMP, le 17 juin 2012, au siège du parti à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)