Valls et la réforme constitutionnelle : "Voter contre c'est mettre en minorité le Président"

Manuel Valls appelle les députés socialistes à voter pour la réforme constitutionnelle : "Voter contre c’est mettre en difficulté le gouvernement et mettre en minorité le Président".

(Manuel Valls à l'issue d'une réunion avec les députés socialistes © MaxPPP)
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Manuel Valls s’est entretenu avec les députés socialistes lors d’une réunion du groupe PS. Le Premier ministre leur a demandé de voter mercredi en faveur du projet de révision de la Constitution. L’état d’urgence et la déchéance de nationalité doivent y être inscrits. Pour Manuel Valls, voter contre mettrait François Hollande "en minorité ".

"La menace terroriste est sans doute encore plus importante qu’avant le 13 novembre"

A l'issue de la réunion avec les députés, Manuel Valls a rappelé également que cette réforme constitutionnelle était nécessaire pour affronter les risques d'attentats. "Les querelles, les petites ambitions doivent s'effacer devant la responsabilité face au terrorisme. Nous sommes en guerre contre le terrorisme, il faut se rassembler". 

"Face à la menace terroriste, il faut prendre les mesures qui s'imposent" Manuel Valls, Premier ministre
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"Ambiance très tendue"

A la sortie de la réunion, un député affirmait qu'il y a eu beaucoup de tensions, et que le groupe socialiste restait "très partagé" . L'un des frondeurs socialistes Christian Paul a d'ailleurs fait part de ses doutes à l'Agence France Presse , et a réaffirmé sa "vive opposition à la déchéance de nationalité" . Il a ainsi expliqué que lui et plusieurs de ses collègues voteront contre le projet de révision en l'état.

La veille, lundi soir, l'Assemblée a approuvé l'inscription de l'état d'urgence dans la Constitution, soit le premier article du projet de révision constitutionnelle. Certains frondeurs du PS ont ainsi voté contre.

Les députés devront ensuite se pencher ce mardi en fin de journée sur l'article 2, beaucoup moins consensuel et qui fait débat au sein du groupe PS : l'extension de la déchéance de nationalité aux personnes condamnées pour terrorisme.

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