Une sortie de Valls sur l'islam choque des ministres au séminaire du gouvernement

Le ministre de l'Intérieur a notamment affirmé que la France devrait faire, à l'avenir, la démonstration que "l'islam est compatible avec la démocratie".

Le ministre de l\'Intérieur, Manuel Valls, au palais de l\'Elysée à Paris, pour le séminaire du gouvernement, le 19 août 2013.
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, au palais de l'Elysée à Paris, pour le séminaire du gouvernement, le 19 août 2013. (REMY DE LA MAUVINIERE / AFP)
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"Obliger d'ici à dix ans à repenser notre politique migratoire" et faire la démonstration que "l'islam est compatible avec la démocratie". Pour Manuel Valls, il s'agirait de deux défis majeurs qui attendent la France. Le ministre de l'Intérieur l'a indiqué lundi 19 août, lors du séminaire de rentrée du gouvernement, selon Libération. Il a pris la parole pour donner ces deux objectifs au moment où le débat sur le thème du "vivre ensemble" touchait à sa fin, précise le quotidien.

Ces propos ont été jugés consternants par certains participants, à en croire le journal. Certains ministres y ont vu "un moment de consternation outrée", selon les mots d'un des participants cités par le quotidien. "Il a franchi un cap hallucinant", a confié anonymement à Libération un ministre. "Ça pose un vrai problème politique", a ajouté un autre.

De son côté, Manuel Valls assume ses propos. Il a déclaré à Libération s'être "appuyé" sur les déclarations de François Hollande à Tunis pour affirmer que la France "allait faire la démonstration que l'islam est compatible avec la démocratie". Selon lui, c'est faire preuve de "mauvaise foi que de comprendre autre chose".