Jean-François Copé, lors d'une conférence de presse au siège de l'UMP, à Paris, le 5 décembre 2012.
Jean-François Copé, lors d'une conférence de presse au siège de l'UMP, à Paris, le 5 décembre 2012. (THOMAS SAMSON / AFP)

CHAOS A L'UMP - Quelle solution pour sortir l'UMP du chaos ? Jean-François Copé, président proclamé du parti, l'espère "politique plutôt que judiciaire". C'est ce qu'il déclare dans un entretien au Parisien, dans son édition du dimanche 9 décembre.

Le député-maire de Meaux estime qu'aller devant les tribunaux "serait la pire voie qui soit" alors que son rival, François Fillon, a fait savoir par la voix de son avocat que son dossier était prêt. Mais même en cas de recours à la justice, Jean-François Copé se montre confiant : "Si François Fillon souhaite aller en justice, il sait que je lui présenterai de très nombreux arguments pour conforter les raisons de mon élection".

Interrogé sur les différentes rencontres sans résultat qu'il a eu cette semaine avec l'ancien Premier ministre, l'élu de Seine-et-Marne explique : "On prend juste le temps de se parler parce que cette crise est désastreuse pour notre famille politique. On essaie de surmonter cette période par le dialogue plutôt que par le conflit".

"Pas une négociation de marchand de tapis"

Toutefois, Jean-François Copé refuse d'aller au-delà de sa proposition d'organiser un nouveau vote après les municipales de 2014, comme le lui demandent François Fillon et des non-alignés qui souhaitent une sortie de crise "dans un délai raisonnable". "J’ai proposé de réduire de moitié la durée de mon mandat. C'est un vrai geste d'ouverture de ma part, pas une négociation de marchands de tapis", estime Jean-François Copé.

Pourquoi refuse-t-il un nouveau vote dans les mois à venir ? "Nous ne pouvons pas nous permettre de repartir dans une campagne interne qui amènerait son nouveau lot de divisions alors que notre famille est déjà fragilisée". "Je suis très malheureux de cette situation qui donne une image affligeante de notre famille politique", affirme-t-il, concluant que "l'urgence est donc au rassemblement".