Législatives : la droite limite la casse

Avec 131 sièges de députés brigués au second tour des législatives, la droite et le centre enregistrent là un score satisfaisant compte tenu de la dynamique enregistrée par La République en marche. Toutefois, certaines grandes figures de droite ont été éjectées de l'Assemblée nationale.

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Dans son fief niçois, Eric Ciotti a tenu bon. Le candidat Les Républicains l'emporte avec 56% des voix. Une victoire symbolique : il s'agit d'un des rares bastions de la droite à avoir résisté face à la déferlante de La République en marche. Eric Ciotti exhulte : "Cette victoire aura été la plus difficile de tout mon engagement public, mais elle restera incontestablement comme la plus belle". Autres rescapé de la droite, Eric Woerth, réélu dans l'Oise, Christian Jacob et Franck Riester, reconduits en Seine-et-Marne, ou encore Thierry Solère, qui brigue un nouveau mandat à Boulogne-Billancourt. Nicolas Dupont-Aignan, du parti Debout la France, a également été réélu à Yerres, en Essonne.

Première force d'opposition

En revanche, d'autres figures des Républicains ont été battues, comme Nathalie Kosciusko-Morizet à Paris, et Georges Fenech dans la Rhône. Avec 131 députés, la droite et le centre restent la première force d'opposition à l'Assemblée nationale. Pour François Baroin, l'essentiel a été sauvé : "La campagne intense que nous avons menée, circonscription par circonscription, a permis ce soir la constitution d'un groupe suffisamment important pour faire entendre nos engagements, pour faire valoir nos convictions, pour défendre nos valeurs", estime-t-il.

Toutefois, certaines critiques se font entendre. Valérie Pécresse, la présidente LR de la région Île-de-France évoque "la fin d'une époque" : "Il faut absolument enclencher un mouvement de relève [...] pour que la droite et le centre se reconstruisent du sol au plafond. Je ne pense pas qu'on puisse encore rafistoler, faire du neuf avec du vieux", explique-t-elle.

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François Baroin, le 11 juin 2017, au QG des Républicains à Paris.
François Baroin, le 11 juin 2017, au QG des Républicains à Paris. (PATRICK KOVARIK / AFP)