Révision constitutionnelle : un "capharnaüm absolu" à venir

Si l'Assemblée nationale a adopté la révision constitutionnelle, le projet a encore bien des obstacles à franchir. Les explications de Nathalie Saint-Cricq pour France 2.

Voir la vidéo
FRANCE 2

Mis à jour le , publié le

 

Les députés de l'Assemblée nationale ont adopté, ce mercredi 10 février, la réforme constitutionnelle. Ce succès qu'attendait Manuel Valls n'est pourtant pas une victoire finale car désormais, le projet doit franchir plusieurs obstacles. Et "c'est loin d'être gagné", annonce Nathalie Saint-Cricq. "Le Sénat, qui est à droite, va durcir le texte. Si le texte est durci, la gauche n'en voudra pas et l'Assemblée n'en voudra plus. Le texte sera amendé et ça va être un capharnaüm absolu et surtout, ça va durer des semaines et des semaines", explique-t-elle.

De plus, la majorité des 3/5e au Congrès est aléatoire car si d'un côté, Nicolas Sarkozy est sur la même ligne que Manuel Valls, François Fillon vote non comme les frondeurs socialistes. "Difficile pour les Français de s'y retrouver", note la journaliste de France 2.

"De l'union nationale à la division générale"

Ce projet devait illustrer la grande union politique prônée au lendemain des attaques du 13 novembre. "On est passé d'une certaine manière de l'union nationale à la division générale", reprend la spécialiste. Dans ces débats, il y a eu "des chocs de conviction" mais aussi "beaucoup d'excès" comme la référence de Cécile Duflot au régime de Vichy et des "arrières-pensées politiciennes" : la gauche de la gauche essaye de "dynamiter une candidature de François Hollande", tandis qu'à droite, on cherche à "prendre ses marques pour la primaire".

Le JT
Les autres sujets du JT