Les députés ont dépensé 81 millions d'euros avec leur réserve parlementaire en 2015

Le détail de la réserve des députés a été mis en ligne sur le site de l'Assemblée.

Une vue de l'Assemblée nationale à Paris, le 25 novembre 2015.
Une vue de l'Assemblée nationale à Paris, le 25 novembre 2015. (CITIZENSIDE/YANN BOHAC / CITIZENSIDE.COM / AFP)

Mis à jour le , publié le

Achat d'un tracteur-tondeuse, aide aux accompagnants en soins palliatifs ou encore Restos du cœur... Comment les députés ont-ils utilisé leur réserve parlementaire en 2015 ? La réponse a été publiée, lundi 29 février, sur le site de l'Assemblée nationale. Le détail des 81,2 millions d'euros utilisés montre une répartition à part quasi égale entre soutien aux communes et aide aux associations.

C'est la troisième fois que l'utilisation de cette réserve, dont disposent aussi les sénateurs, est ainsi rendue publique, à l'initiative du président socialiste de l'Assemblée, Claude Bartolone. L'an dernier, l'enveloppe était à peu près similaire, avec 80 millions d'euros dépensés. Longtemps perçue comme une caisse noire, elle est toujours critiquée, comme récemment par l'association Contribuables associés qui y voit une "pratique clientéliste".

Pour 2015, les députés ont demandé "l'attribution de 81,2 millions d'euros de subventions" sur les quelque 90 millions de crédits votés, précise l'Assemblée, ce qui a permis, comme en 2014, de restituer à l'Etat 8,75 millions d'euros "afin de participer à l'effort d'économies".

L'aide aux réfugiés a reçu 360 000 euros

Chaque député bénéficie en moyenne de 130 000 euros, dont il décide librement la répartition. Les membres du Bureau de l'Assemblée disposent de 140 000 euros, les vice-présidents, questeurs, présidents de groupe et présidents de commission disposent de 260 000 euros, le président de l'Assemblée de 520 000 euros.

La somme la plus importante versée en 2015 émane de la réserve institutionnelle de la présidence de l'Assemblée (distincte de celle du président) : 360 000 euros pour l'aide aux réfugiés, la même réserve ayant aussi financé le Conseil d'Etat (250 000 euros), la fondation Jean-Jaurès (200 000), l'Institut de relations internationales et stratégiques (150 000) ou encore la fondation Energies pour l'Afrique de Jean-Louis Borloo (50 000 euros).