Après une nuit de débats, l'Assemblée nationale a adopté, vendredi 18 juillet au matin et en première lecture, la nouvelle carte à 13 régions proposée par les socialistes. Elle comprend notamment la fusion des régions Poitou-Charentes, Limousin et Aquitaine, ainsi que celle du Nord-Pas-de-Calais et de la Picardie. Elle a été adoptée par 52 voix, dont certaines à droite, contre 23.

Cette carte, qui découle d'amendements identiques du rapporteur (PS) Carlos Da Silva et du groupe socialiste au projet de loi de réforme territoriale, prévoit également que la Champagne-Ardenne soit rattachée à l'Alsace et la Lorraine. Ce vote réduit ainsi le nombre de régions en métropole de 22 à 13 (Corse comprise), et non 14 comme le prévoyait le projet initial du gouvernement. 

"Pas de carte idéale"

Les autres fusions programmées sont : Auvergne et Rhône-Alpes, Bourgogne et Franche-Comté, Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, Haute-Normandie et Basse-Normandie. Six régions demeurent inchangées : Bretagne, Corse, Ile-de-France, Centre, Pays de la Loire, Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Pour le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve, "il n'existe pas de carte idéale" mais "nous avons eu l'audace de faire (une carte) tout en étant ouverts à ce qu'on la modifie". D'après Carlos Da Silva, "cette carte est un point d'équilibre" et elle sera "peut-être amenée à évoluer".