Réforme du droit du travail : "Ne rien changer, c'est nous condamner" (Manuel Valls)

Dans une tribune publiée sur Facebook ce lundi soir, le Premier ministre a de nouveau répondu aux critiques contre le projet de loi sur le travail en affirmant que "ne rien changer, c'est nous condamner".

(Manuel Valls était de retour d'un déplacement dans le Haut-Rhin, où il y a défendu le projet de loi © Gilles Gallinaro / Radio France)
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"Ne rien changer, c’est nous condamner", pouvait-on lire sur le compte Facebook de Manuel Valls ce lundi soir, en réponse aux critiques contre le projet de loi sur le travail. "Nous devons impérativement sortir des rigidités qui découragent, des blocages qui empêchent et brident la compétitivité", poursuit le Premier ministre, en rappelant que le chômage de masse "mine notre pays depuis 40 ans". "Au fil du temps, beaucoup a été tenté. Notre devoir, c'est donc d'aller plus loin, pour vaincre les conservatismes, casser la logique de la demi-mesure et chercher des solutions neuves et audacieuses", poursuit-il. 

("Ne rien changer, je le dis simplement, c'est nous condamner" - Manuel Valls © Capture d'écran Facebook)

Le CDI n'est "pas remis en cause"

Plus tôt dans la journée, le Premier ministre, en déplacement le Haut-Rhin, accompagné de Myriam El Khomri et Emmanuel Macron avait vu dans ce projet "un acte de confiance adressé aux chefs d'entreprise, aux salariés et à leurs représentants. Ils pourront décider, ensemble des règles qui leur vont le mieux" . Manuel Valls s'en est également pris à ceux qui selon lui "déforment" le texte : "Non, le CDI n'est pas remis en cause, les heures supplémentaires restent majorées" mais "il faut aller plus loin dans le mouvement des réformes" et donner "plus de liberté aux entreprises. Il est temps de passer aux travaux pratiques, oublier les querelles idéologiques, être concrets".

 

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