Estrosi se rallie à Fillon et pose un lapin à Guaino

L'ancien Premier ministre a annoncé, mardi, le soutien du député-maire de Nice à sa candidature à la présidence de l'UMP. 

Le député-maire de Nice, Christian Estrosi, et le candidat à la présidence de l\'UMP, François Fillon, tiennent une conférence de presse à Paris, le 4 septembre 2012.
Le député-maire de Nice, Christian Estrosi, et le candidat à la présidence de l'UMP, François Fillon, tiennent une conférence de presse à Paris, le 4 septembre 2012. (MIGUEL MEDINA / AFP)
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POLITIQUE - Les copéistes le reconnaissent : François Fillon a fait "une belle prise", mardi 4 septembre, en recevant le soutien du député-maire de Nice, Christian Estrosi. Au cours d'une conférence de presse au QG parisien de l'ex-Premier ministre, l'ancien ministre de l'Industrie, sarkozyste parmi les sarkozystes, a justifié son soutien en louant "la loyauté et la fidélité exemplaires" de François Fillon à l'égard de Nicolas Sarkozy durant le quinquennat. En retour, l'ancien Premier ministre lui a promis une place "très importante" durant sa campagne, et "un rôle essentiel" à l'issue celle-ci, si toutefois il était élu par les militants fin novembre.

Mardi matin, Henri Guaino avait pourtant laissé entendre, dans Le Figaro, qu'il pourrait faire équipe avec le maire de Nice. "Vous le saurez d'ici au 18 septembre [date limite de dépôt des parrainages]", avait expliqué l'ancien conseiller spécial de Nicolas Sarkozy. Il ne croyait pas si bien dire. Le jour-même, Christian Estrosi a donc choisi de rallier les soutiens de François Fillon.

En s'assurant l'appui de l'ancien ministre de l'Industrie, par ailleurs secrétaire général de l'association des Amis de Nicolas Sarkozy, l'ex-Premier ministre pourrait faire taire les accusations du camp de Jean-François Copé, qui pointe régulièrement un prétendu manque de soutien de François Fillon à l'égard de l'action de l'ancien président. Le favori pour la présidence de l'UMP engrange également le soutien du patron de la fédération UMP des Alpes-Maritimes, la deuxième de France.

Etape 1 : il promeut "une troisième voie"

Au lendemain de l'annonce de la candidature de Jean-François Copé, Christian Estrosi avait pourtant réitéré son envie de se lancer dans la bataille. Interrogé sur France 2, il avait pointé du doigt le "débat de CV" qui opposait les deux principaux candidats et disait promouvoir une "troisième voie" en sollicitant les parrainages des militants. 

Christian Estrosi avait même déclaré avoir réuni "plus de la moitié des parrainages nécessaires" à une candidature, le 24 août sur France Inter. Ce qui le créditait de 4 000 signatures sur les 8 000 requises. Réel désir d'indépendance ou façon de se rendre indispensable ?

Etape 2 : les tractations avec Guaino échouent

Comme le rapporte 20 Minutes.fr, Christian Estrosi n'est pas parvenu à s'accorder avec Henri Guaino dans l'optique d'un ticket commun. Christian Estrosi serait pourtant tombé d'accord pour faire équipe avec Bruno Le Maire, lui-même candidat, selon les informations de Marianne2.fr. Les deux hommes seraient ensuite allés chercher Henri Guaino pour muscler leur équipe.

Mais celui-ci s'est montré trop gourmand. "Devant les exigences de Guaino et la faible popularité de Le Maire, le maire de Nice a préféré joué la carte de la sécurité en 'se rangeant aux côtés du vainqueur'", écrit le site. Bref, Henri ne pourra pas compter sur Christian. Mais l'ancienne plume de Nicolas Sarkozy n'a pas jeté l'éponge pour autant.