4 Vérités - Primaire de la gauche : "Hollande se grandirait à ne pas trop intervenir", selon Lienemann

Marie-Noëlle Lienemann est l'invitée de Caroline Roux sur le plateau des 4 Vérités de France 2 ce mardi 6 décembre.

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La primaire de la gauche, "ce n'est pas tout sauf Valls. Une alternative est indispensable. Il faut une autre stratégie pour sortir la France de la crise", déclare Marie-Noëlle Lienemann dans les 4 vérités ce mardi matin.

Manuel Valls "n'a aucune crédibilité pour être le candidat de la réconciliation. Rassembler ce ne sont pas des mots, ce sont des actes. Il n'est pas en situation de le faire d'autant plus qu'il avait théorisé qu'il fallait abandonner une certaine idée de la gauche, le mot socialiste même", estime la seule femme candidate à la primaire.

"Le point d'équilibre de la gauche n'a jamais été Manuel Valls. Cet équilibre se trouve sur les questions sociales, la lutte contre les injustices, le soutien du pouvoir d'achat. Le point d'équilibre n'est pas le social-libéralisme. Le point d'équilibre a été le discours du Bourget, celui qui a permis de rassembler. Et tout ce qu'a fait le gouvernement a été en décalage à droite par rapport au discours du Bourget", explique-t-elle.

Pas sûre de déposer sa candidature

Marie-Noëlle Lienemann justifie sa candidature par le fait qu'elle a été "la première à contester les choix du gouvernement". Elle rappelle qu'elle a appelé à "travailler à des convergences". Force est de constater que je n'ai pas été entendue", concède-t-elle. Alors, "je réfléchis à ma présence à la primaire parce que je ne veux pas participer à ce bal des ego qui devrait être dépassé pour l'intérêt général. Mon combat et mes idées sont utiles, mais ma candidature va-t-elle rajouter à la capacité de mobiliser ou de diviser ? Je m'interroge là-dessus".

Et la sénatrice de Paris d'ajouter : "Le risque est grand que l'histoire nous juge durement. Je veux garder ma capacité d'interpellation des uns et des autres. Je veux qu'ils aient conscience que l'essentiel est plus important que la différenciation mutuelle. Au second tour de la primaire, je ferai tout ce qu'il faut pour qu'un rassemblement ait lieu".

"Si le vainqueur de la primaire n'est pas Manuel Valls, ce sera un électrochoc pour l'électeur de la gauche. C'est pour cela qu'il faut que le peuple de gauche vienne élire un candidat qui porte une alternative au libéralisme", lance Marie-Noëlle Lienemann.

François Hollande "a toute sa liberté, mais il se grandirait à ne pas trop intervenir dans cette primaire alors que dans la campagne présidentielle, il pourra", conclut-elle.

Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris, le 27 octobre 2012 à Toulouse (Haute-Garonne) au congrès national du Parti socialiste.
Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice PS de Paris, le 27 octobre 2012 à Toulouse (Haute-Garonne) au congrès national du Parti socialiste. (LIONEL BONAVENTURE / AFP)