"Primaire des gauches" incluant Hollande : Mélenchon refuse d'y participer

"Si Hollande vient [à la primaire], je n'ai aucune raison de le faire alors que je le combats depuis 2012", explique le porte-voix du parti de gauche. 

Jean-Luc Mélenchon lors d'un rassemblement devant l'Assemblée nationale, à Paris, le 15 juillet 2015. 
Jean-Luc Mélenchon lors d'un rassemblement devant l'Assemblée nationale, à Paris, le 15 juillet 2015.  (NICOLAS MESSYASZ / SIPA)

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Pour Jean-Luc Mélenchon, c'est non. Le porte-voix du parti de gauche a assuré lundi 11 janvier que si une "primaire des gauches et des écologistes" était organisée avec la participation de François Hollande, lui-même n'en serait pas. "Moi, je n'y serai pas parce que, quand on va à une primaire, c'est qu'on en accepte le résultat et si Hollande vient, je n'ai aucune raison de le faire alors que je le combats depuis 2012", a-t-il déclaré des journalistes, en marge des vœux du secrétaire national du Parti communiste Pierre Laurent.

"Et si Hollande ne participe pas, nous voilà revenus à la case départ : ce serait une primaire de l'opposition de gauche", a poursuivi l'ancien candidat à la présidentielle de 2012. "Mais Emmanuelle Cosse a dit que l'opposition de gauche était 'une impasse', qu'elle n'en voulait pas, donc à qui s'adresse cette primaire?", a interrogé Jean-Luc Mélenchon.

Mélenchon se place en "observateur attentif et gourmand"

A propos de l'appel à l'organisation d'une primaire de plusieurs personnalités de la société civile paru lundi dans Libération, il a salué "une quasi-demande de démission à Hollande" car, selon lui, l'actuel président ne pourrait pas se soumettre à un tel processus dans le cadre des institutions de la Ve République. Il s'est néanmoins réjoui de voir son diagnostic d'un "bilan négatif " du quinquennat de François Hollande "conforté" par les signataires qui pourtant, selon lui, "ont tous participé à la majorité gouvernementale".

Assurant se placer en "observateur attentif et gourmand", il a rappelé qu'Europe Ecologie-Les Verts et le PCF étaient "tenus par des congrès qui devront trancher avant qu'on passe à la primaire". Les écologistes tiendront leur congrès le 11 juin, les communistes du 2 au 5 juin. Et il a ironisé : "Mais je ne vais pas attendre que la cathédrale gothique soit terminée pour commencer mes bonnes actions."