Pour Marine Le Pen, le Front national est "prêt à gouverner"

En cas de dissolution de l'Assemblée, le FN ne refuserait pas une cohabitation, a déclaré sa présidente dans une une interview au "Figaro", vendredi 29 août.

La présidente du Front National, Marine Le Pen, tient une conférence de presse à Nanterre (Hauts-de-Seine), le 25 juin 2014.
La présidente du Front National, Marine Le Pen, tient une conférence de presse à Nanterre (Hauts-de-Seine), le 25 juin 2014. (STEPHANE DE SAKUTIN / AFP)

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Le pouvoir, c'est maintenant pour le Front National, si l'on en croit les dires de sa présidente, Marine Le Pen. Ainsi en cas de dissolution, le FN ne refuserait pas une cohabitation s'il obtenait la majorité, déclare Marine Le Pen dans une interview au Figaro (article payant), vendredi 29 août. Après les propos d'Arnaud Montebourg et la démission du gouvernement, le parti frontiste réclame la dissolution de l'Assemblée nationale.

La présidente du FN, qui ne dispose actuellement que de deux députés, estime que la droite "montre son vrai visage, purement électoraliste" en écartant l'idée d'une nouvelle cohabitation. "Comment expliqueront-ils aux électeurs qui votent pour eux qu'ils refuseront de prendre leurs responsabilités pour changer la situation dramatique dans laquelle est plongé le pays ?", demande-t-elle. "En tout cas, je peux vous dire une chose très clairement : nous, si nous obtenons une majorité, nous assumerons les responsabilités que nous aurons confiées les Français."

La dirigeante, dont le parti est arrivé en tête aux élections européennes, va s'efforcer de démontrer d'ici la présidentielle de 2017 que le FN est prêt à gouverner. "Au fil des prochaines semaines, nous allons multiplier les collectifs pour attirer la société civile dans notre dynamique. Ils seront tous liés à des sujets mal connus de notre programme, comme la retraite, la dépendance, le logement et la grande politique de la mer à laquelle je suis très attachée", dit-elle.