La maire UMP de Nice, Christian Estrosi, lors d'une conférence de presse à Nice, le 6 juin 2013.
La maire UMP de Nice, Christian Estrosi, lors d'une conférence de presse à Nice, le 6 juin 2013. (VALERY HACHE / AFP)

Il n'y a pas que ses propos sur les Roms et les gens du voyage qui suscitent la polémique. L'ancien ministre et député UMP Christian Estrosi a jugé dimanche 7 juillet qu'islam et démocratie n'étaient "absolument pas" compatibles, contrairement à ce qu'a déclaré le président François Hollande lors de son voyage officiel en Tunisie. 

Dans une volonté d'apaisement avec Tunis, alors que Paris avait soutenu presque jusqu'au bout le régime de Zine El Abidine Ben Ali, François Hollande a assuré vendredi lors d'une visite en Tunisie que "l'islam et la démocratie [étaient] compatibles" et accordé ainsi sa confiance au gouvernement dominé par le parti islamiste Ennahda.

"Parfaitement incompatible"

Comme on lui demandait au "Grand Rendez-vous" (Europe 1/i-Télé/Le Parisien) s'il partageait le sentiment du chef de l'Etat sur ce point, Christian Estrosi a répondu : "Absolument pas ! On ne peut pas se revendiquer de partout de la laïcité et en même temps dire que l'islam et la démocratie sont parfaitement compatibles". Expliquant qu'en France "tout le monde se met à hurler" - ce qui est "totalement légitime" -, dès que "quelqu'un affiche un signe ostentatoire d'une appartenance à une religion" dans une crèche, une école ou un lieu public, le député des Alpes-maritimes a estimé en substance qu'on ne pouvait réagir autrement face à de telles attitudes à l'étranger.

"Moi quand je vois, au nom de l'islam, ce qui est en train de se passer en Egypte, [et] dans un certain nombre de pays du Moyen-Orient ou du Maghreb, je suis particulièrement inquiet. Et donc pour moi c'est parfaitement incompatible", a répété le maire UMP de Nice. "Je veux qu'on défende l'idée de liberté, de démocratie, à partir du principe de la laïcité qui fait le modèle de notre pays".