Manuel Valls se pose en "premier flic de France" qui "décide". Le ministre de l'Intérieur fait sien le titre créé par son lointain prédécesseur, Georges Clemenceau, et popularisé par un beaucoup plus récent, Nicolas Sarkozy. Critiqué dans son camp pour ses propos controversés sur les Roms et par la droite pour son bilan en matière de sécurité, le ministre a défendu sa conception de la fonction qu'il occupe, devant les responsables de la police et de la gendarmerie réunis à l'Ecole militaire, à Paris, lundi 30 septembre.

"Oui, être le premier flic de France, c'est décider, c'est assumer, et c'est être aux côtés des forces de l'ordre. (...) Je l'ai dit, dès ma prise de fonctions, et je n'ai jamais dévié de cette ligne : le ministre de l'Intérieur, c'est un ministre en permanence au contact des réalités du terrain", a déclaré Manuel Valls. Et d'expliquer que "c'est sur le terrain, là où se combat la délinquance que l'on peut juger de l'efficacité des dispositifs mis en place"

"Etre sur le terrain est la meilleure manière d'établir ce dialogue dont j'ai voulu faire ma méthode", a-t-il plaidé. "J'ai entendu les réticences qui pouvaient parfois être exprimées, j'en ai tenu compte autant que possible. Et j'ai aussi pris mes responsabilités pour ce que je pense être bon pour la police et la gendarmerie", a-t-il asséné.

 

Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, le 25 septembre 2013 à Paris lors d'une conférence de presse.
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, le 25 septembre 2013 à Paris lors d'une conférence de presse. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)