VIDEOS. Emmanuelle Cosse : "Il n'y a eu aucun marchandage à mon entrée dans le gouvernement"

L'écologiste, nouvelle ministre du Logement, a répondu aux critiques à propos de son entrée au gouvernement sur France Inter.

Emmanuelle Cosse sur la place de la République, le 10 janvier 2016, à Paris.
Emmanuelle Cosse sur la place de la République, le 10 janvier 2016, à Paris. (CITIZENSIDE / GEORGES DARMON / AFP)
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Nouvelle ministre du Logement, Emmanuelle Cosse a essuyé de nombreuses critiques de la part des membres du parti dont elle a quitté la tête jeudi 11 février. Des nombreuses personnalités d'Europe Ecologie-Les Verts affirment en effet qu'elle renie ses opinions, notamment sur les dossiers de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ou de la déchéance de nationalité, deux dossiers portés par le gouvernement dans lequel elle vient d'entrer mais auxquels elle était fermement opposée. L'ancienne secrétaire nationale d'EELV s'est expliquée sur France Inter, vendredi 12 février.

"Aucun marchandage à mon entrée"

"Beaucoup de gens se plaignent qu'il n'y a pas assez d'écologie dans le pays et qu'elle ne pèse pas assez", explique Emmanuelle Cosse. La nouvelle ministre du Logement a détaillé les raisons de son entrée au gouvernement. "Il n'y a eu aucun marchandage à mon entrée dans le gouvernement", a-t-elle assuré, promettant qu'elle n'a pas demandé à François Hollande d'organiser un référendum pour le projet d'aéroport à Notre-Dame-des-Landes. "Il m'a dit qu'il voulait des écologistes à ce gouvernement. L'idée du référendum est portée par des élus locaux."

Notre-Dame-des-Landes : "Je ne changerai pas de point de vue"


Malgré son entrée au gouvernement, Emmanuelle Cosse n'a pas changé d'avis. "Ma position sur Notre-Dame-des-Landes est connue et je ne changerai pas de point de vue sur ce sujet-là", affirme la nouvelle ministre. Elle salue tout de même le projet de référendum local annoncé par François Hollande, "introduction de la démocratie locale." Sur un autre sujet, elle a réaffirmé son "opposition franche" au projet de déchéance de nationalité. Et l'ancienne secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts de marteler : "Le président connaît ma position, c'est aux parlementaires maintenant de trancher."

"La loi Alur est une grande loi" 


La ministre du Logement a également salué le travail de Cécile Duflot, qui a occupé précédemment le même portefeuille ministériel. "La loi Alur est une grande loi de ce quinquennat, portée par une grande ministre du Logement", juge-t-elle. "Notre pays, sixième puissance économique mondiale, n'arrive pas à en finir avec ses problèmes de logement. C'est singulier dans l'ensemble des démocraties européennes", déplore-t-elle.