Notre-Dame-des-Landes : Manuel Valls espère un référendum "avant l'été"

Le Premier ministre a assuré, vendredi soir, que le projet serait "abandonné" en cas de non, mais qu'il devrait se faire si le oui l'emporte.

Des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes bloquent une route, le 12 janvier 2016, à Châteaubriant (Loire-Atlantique).
Des opposants au projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes bloquent une route, le 12 janvier 2016, à Châteaubriant (Loire-Atlantique). (MAXPPP)

Mis à jour le , publié le

Le gouvernement espère organiser "avant l'été et assez rapidement" le référendum sur le projet controversé d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), a indiqué, vendredi 12 février, le Premier ministre, Manuel Valls. Il assure que le projet sera "abandonné" en cas de non, mais qu'il devra se faire si le oui l'emporte.

"Si les gens votent oui, certains continueront à contester, redoute-t-il. Certains devant la justice, et certains même ne voudront pas évacuer". Pour lui, "si le oui l'emporte, il faut que le projet puisse se faire" et que les travaux commencent en octobre.

"Un moyen de sortir par le haut"

Face à un dossier dans l'impasse, le gouvernement espère tirer une légitimité nouvelle de cette consultation. Il souhaite procéder à une évacuation des occupants de la désormais célèbre "zone à défendre", une opération qui nécessite d'importantes forces de gendarmerie.

Cette consultation, annoncée par François Hollande, jeudi, après le retour d'écologistes au gouvernement, "est aussi un moyen de sortir par le haut" du conflit, selon Manuel Valls. Ce référendum local reste encore entouré de plusieurs points d'interrogation, quant à son périmètre local et sa solidité juridique.