L'UMP est en état de choc, après le rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy par le Conseil constitutionnel, jeudi 4 juillet. Invité de France 3, Benoist Apparu, député de la Marne et ex-ministre de l'ancien président, a estimé que la sanction était "excessivement lourde : 11 millions d'euros, pour un léger dépassement de 2%..."

Avec 11 millions d'euros de recettes perdues - la partie des dépenses de campagne qui ne sera pas remboursée -, la situation financière est certes "compliquée", mais ce n'est pas encore la faillite, grâce, espère Benoist Apparu, à la souscription lancée par Jean-François Copé.

Sur le choix de quitter le Conseil constitutionnel, il estime : "Nicolas Sarkozy a pris une décision saine : il siège dans une institution qui prend une décision qui le concerne. Il est normal et sain qu'il se retire du Conseil constitutionnel". Et d'ajouter : "De même que s'il souhaite s'exprimer sur ces comptes de campagne, il est naturel qu'il ne siège plus dans cette institution, dès lors qu'il sera amené à en commenter la décision." Cependant, dans les faits, cette décision est impossible, selon Olivier Dord, constitutionnaliste consulté par francetv info. 

Le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu pendant une session de questions au gouvernement le 1er février 2011 à l'Assemblée nationale.
Le secrétaire d'Etat au Logement Benoist Apparu pendant une session de questions au gouvernement le 1er février 2011 à l'Assemblée nationale. (BERTRAND GUAY / AFP)