Coup de tonnerre dans le ciel politique. Le Conseil constitutionnel rejette les comptes de la campagne 2012 de Nicolas Sarkozy, car les dépenses ont dépassé le plafond autorisé de 2%. Conséquence directe : 11 millions d'euros ne seront pas remboursés à l'UMP, alors que le parti est déjà endetté à hauteur de 30 millions. En cause, la présence de Nicolas Sarkozy à huit manifestations, qui donc auraient dû figurer dans ces comptes.

Le président de l'UMP, Jean-François Copé, lance donc une souscription . "Je veux dire ce soir que la voix de l'UMP ne s'éteindra pas", a-t-il ajouté. En parallèle, Nicolas Sarkozy a fait savoir qu'il démissionnait du Conseil constitutionnel "pour retrouver sa liberté de parole". C'est pourtant chose impossible. Quant à François Fillon, il a appelé sa "famille politique" à "assumer de manière solidaire les conséquences financières" du rejet du compte de la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy patiente avant une émission télé, le 10 avril 2012.
Nicolas Sarkozy patiente avant une émission télé, le 10 avril 2012. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)