Nicolas Dupont-Aignan veut envoyer les jihadistes de retour de Syrie sur les îles Kerguelen

Le candidat de Debout la France, qui a annoncé mardi sa candidature à l'élection présidentielle, a évoqué cet archipel français de l'océan Indien, lors d'une interview à France Info. 

Une colonie de manchots sur les îles Kerguelen.
Une colonie de manchots sur les îles Kerguelen. (GLOBAL BOOK PUBLISHING / THE ART ARCHIVE / AFP)
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Envoyer des jihadistes présumés sur un archipel (quasi) désert ? C'est l'idée de Nicolas Dupont-Aignan, lequel n'hésite pas à brandir des propositions-chocs pour que son entrée en campagne présidentielle soit remarquée. Au micro de France Info mercredi 16 mars, le candidat de Debout la France a annoncé vouloir mettre en place "l'arrestation préventive des jihadistes de retour de Syrie" avant de les envoyer loin –très loin–, de la métropole : dans l'archipel inhabité des Kerguelen.

Soit un exil au beau milieu de l'océan Indien, presque à équidistance de l'Antarctique et de l'Afrique du Sud. Cet archipel qui accueille de nombreuses activités de recherche scientifique (ici présentées par le site des Terres australes et antarctique française), compte 300 îles, ainsi que 45 habitants (des scientifiques, donc), selon des données datées de 2012, répartis sur plus de 7 000 km2, soit les trois quarts de la Corse. Il est balayé par les vents. Lors des mois les plus chauds, il y fait entre 5 et 10 °C.

(GOOGLE MAPS)

"250 jihadistes de retour de Syrie" 

"La mesure qui s'impose, il y en a deux : c'est le contrôle des frontières (...) et l'arrestation préventive des 250 jihadistes de retour de Syrie, que je veux éloigner sur un territoire lointain – j'ai parlé des Kerguelen après avoir parlé du bagne – parce que je considère qu'on ne peut pas prendre le risque d'avoir des bombes volantes sur notre sol", a déclaré le candidat à l'antenne de France Info.

"Je ne comprends pas que le gouvernement puisse dire, d'un côté, il y a 250 jihadistes de retour de Syrie, et de l'autre, les laisser en liberté", a poursuivi Nicolas Dupont-Aignan.