Lors d'une cérémonie de remise de décrets de naturalisation, à Toulouse (Haute-Garonne), le 1er février 2012.
Lors d'une cérémonie de remise de décrets de naturalisation, à Toulouse (Haute-Garonne), le 1er février 2012. (THIERRY BORDAS / LA DEPECHE DU MIDI / MAXPPP)

SOCIETE - Les critères de naturalisation vont être revus. Le ministre de l'Intérieur Manuel Valls a annoncé, vendredi 28 septembre, une circulaire sur les critères de naturalisation, qui doit être transmise "dans les jours qui viennent" aux préfets.

Se faire naturaliser aujourd'hui

Pour devenir Français aujourd'hui, il faut remplir les critères d'âge, de la régularité du séjour, de l'intégration et de l'absence de condamnations pénales. Autrement dit, être majeur, résider en France depuis cinq ans minimum, justifier d'une activité professionnelle ou de liens familiaux ainsi que d'un niveau suffisant en langue française. De même, le candidat à la naturalisation doit "justifier de son assimilation à la communauté française, notamment par l'adhésion aux principes et valeurs essentiels de la République et par une connaissance suffisante de l'histoire, de la culture et de la société françaises". D'où le besoin de passer un questionnaire à choix multiples (QCM) portant sur la connaissance de la culture et de l'histoire française (correspondant au niveau d'un élève à la fin de l'école primaire).

Enfin, naturaliser ou ne pas naturaliser, depuis 2010, c'est aux préfectures de répondre. Et l'interprétation des critères peut varier d'une préfecture à l'autre.

Se faire naturaliser après la circulaire Valls

Dans son annonce, Manuel Valls promet un assouplissement des critères de naturalisation : exit le QCM de connaissance générale, plus besoin d'un CDI pour les étudiants méritants. Désormais suffiront un doctorat ou un travail sous forme de CDD ou d'intérim.

"Il ne s'agit pas d'ouvrir un débat sur l'identité nationale, mais de revenir sur les critères pénalisants introduits par le précédent ministre de l'Intérieur, Claude Guéant", a précisé Manuel Valls.

Pourtant, pas question de lâcher du lest sur la politique d'intégration. "La connaissance de la langue française et l'adhésion aux valeurs" resteront des critères de décision. Les autres critères porteront sur les années de présence sur le territoire, "la stabilité familiale et l'emploi", a assuré le ministre, sans donner plus de détails.