Loi sur la moralisation : quand Emmanuel Macron fait marche arrière

François Bayrou a présenté mercredi 14 juin en Conseil des ministres, sa loi de moralisation de la vie publique. Mais le texte présenté va beaucoup moins loin que ce qu'Emmanuel Macron avait promis. 

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Emmanuel Macron voulait interdire la fonction de conseil, sauf que finalement, le texte présenté ne l'interdit pas. Il prévoit simplement d'interdire aux parlementaires de commencer une activité de conseil pendant leur mandat. Mais ceux qui auraient commencé cette activité un an avant leur mandat pourraient la poursuivre.

La suppression du régime spécial des retraites a disparu

"C'est cela aussi qui nous conduira à demander à l'Assemblée nationale et au Sénat de rapprocher le régime de retraite d'aujourd'hui acquis par nos parlementaires avec le régime de retraite de droit commun", déclarait le président. En somme, il s'agit de supprimer le régime spécial des retraites. Or, ce point a complètement disparu du projet de loi. De même, l'actuel président de la République voulait exiger un casier B2 vierge. Il est maintenant simplement question d'exiger qu'aucun crime et délit ne portent atteinte à la probité pour être parlementaire.

Le président de la République, Emmanuel Macron, le 31 janvier 2017 à la Défense (Hauts-de-Seine).
Le président de la République, Emmanuel Macron, le 31 janvier 2017 à la Défense (Hauts-de-Seine). (CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP)