Soupçons d'emplois fictifs : Marine Le Pen refuse la convocation des enquêteurs

Marine Le Pen, la présidente du Front national (FN), refuse d'être entendu dans l'immédiat par les enquêteurs dans l'affaire des soupçons d'emplois fictifs du FN au Parlement européen.

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Elle viendra, mais plus tard. Dans l'enquête sur ses assistants parlementaires, c'est Marine Le Pen qui fixe le calendrier. Elle a décidé qu'elle répondrait aux questions de la police, mais dans trois mois, soit après les élections législatives. La présidente du Front national (FN) justifie son refus par la précipitation suspecte des enquêteurs, selon elle, à deux mois de la présidentielle.

Une dérobade fermement condamnée par Cazeneuve

Un argument défendu par son avocat. Ce dernier voudrait qu'un usage républicain interdise toute investigation en cours de campagne électorale. Une dérobade fermement dénoncée par le Premier ministre. "Aucun responsable politique ne peut refuser, s'il est républicain de déférer aux convocations de la justice. Le respect de l'autorité de l’État et des institutions commence par là", a déclaré Bernard Cazeneuve.

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Marine Le Pen, au Parlement européen de Strasbourg (Bas-Rhin), le 5 juillet 2016. 
Marine Le Pen, au Parlement européen de Strasbourg (Bas-Rhin), le 5 juillet 2016.  (VINCENT KESSLER / REUTERS)