Le débrief politique. François Hollande analyse le "succès Macron"

Marine Le Pen surfe sur l'incendie de son QG parisien, les syndicats prennent position, François Hollande sort de son silence et Mélenchon engrange les soutiens... Tout ce qu'il ne fallait pas rater dans l'actualité politique de jeudi 13 avril avec Yaël Goosz.

François Hollande lors d\'un déplacement à Niort le 13 avril 2017
François Hollande lors d'un déplacement à Niort le 13 avril 2017 (MARIE DELAGE / MAXPPP)
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Yaël GooszfranceinfoRadio France

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François Hollande se confie dans Le Point

"Il ne doit plus y avoir de primaires dans les partis de gouvernement" : ce sont les confidences surprenantes du chef de l'Etat. François Hollande avait pourtant accepté les règles de la primaire de la gauche en juin dernier, avant de jeter l'éponge.

Le président donne son analyse sur l'échappée belle d'Emmanuel Macron : un "concours de circonstances". Le candidat d'En Marche lui a répondu lors d'un déplacement à Toulouse : "Les gens ne veulent pas voir ce qui est en train de se passer. Ce que nous portons, c'est une rupture, c'est un changement profond. Ils ne veulent pas comprendre. Qu'importe : je crois que les gens comprennent"

Marine Le Pen poursuit sa tournée de la "France des oubliés"

Toujours en tête des sondages publiés ces dernières 48 heures, la candidate du Front national surfe sur la tentative d'incendie qui a visé le rez-de-chaussée de son QG de campagne à Paris. Elle y voit la main de "groupuscules d'extrême-gauche", que le gouvernement "laisserait faire".

Sur son blog, Marine Le Pen s'engage auprès des ouvriers de Whirlpool à maintenir leur site de production sur Amiens.

Pendant ce temps, de nombreux hauts fonctionnaires s'interrogent : vont-ils continuer à servir l'Etat si le Front national est au pouvoir ? Deux ambassadeurs sur le départ étaient déjà sortis de leur réserve, cette fois, c'est un juge à la Cour d'appel de Versailles qui prend position, Serge Portelli est le premier magistrat à dire publiquement qu'il démissionnerait dans cette hypothèse.

Les syndicats préparent la bataille du 1er mai

Depuis plusieurs jours, la CFDT de Laurent Berger alerte sur ce qu'elle appelle le "risque Front national et les dérives totalitaires". C'est au tour de la CGT de le faire par la voix de son secrétaire général, Philippe Martinez, lors du 6ème congrès de la fédération mines et énergie à Nantes : "Le Front national reprend à son compte beaucoup de revendications ou d'expressions qui sont les nôtres. C'est la décoration pour la vitrine du magasin. Mais dans l'arrière-boutique, le programme du FN est pratiquement copié-collé avec celui du Medef : suppression de l'ISF, des cotisations sociales, renforcement des aides aux entreprises... Vous voyez que ces mesures-là, on a déjà donné depuis très longtemps."

Le Medef, et notamment son président Pierre Gattaz, continue de s'en prendre à Benoît Hamon : "Expliquer que votre programme économique est absurde, ce n'est pas une injure, c'est un constat", écrit le patron des patrons.

Jean-Luc Mélenchon, candidat heureux

Plus de 400 000 personnes sont désormais inscrites sur son site de campagne jlm2017.fr, soit 120 000 de plus en l'espace d'un mois. "Merci", a écrit le candidat de La France insoumise sur son compte twitter.

La note du débrief : 5/20 pour les parlementaires Front national à Bruxelles

Les votes des élus européens sont en totale contradiction avec les slogans de leur candidate à la présidentielle. Marine Le Pen a choisi de faire campagne sur le bien-être des animaux mais, depuis deux ans, plusieurs propositions ont été retoquées par les eurodéputés FN : non à la réduction de l'élevage intensif des lapins en cage; non à la durée maximale de 8 heures pour le transport des animaux; non à l'interdiction de la corrida; non à un règlement européen sur le bien être animal...